‹ Les Infections Bronchiques Chez Le VieillardChapitre 18 sur 43 · Moitier, Th, de Paris · texte numérisé non relu

Moitier, Th, de Paris

?. Rappin. Gazette med. de Nantes, 1894,

TS

- —— de) —

odeur analogue à celle des crachats des bronchites fétides.

L'observation que nous allons rapporter parait démontrer qu’il n’en est pas toujours ainsi et que la bronchite fétide peut exister sans qu'il soit possible d’en trouver d'autre origine que celle des germes rencontrés dans les bronchites ordinaires du vieillard.

Ainsi au point de vue pathogènique comme au point de vue clinique, la bronchite fêtide rentre-t-elle directement

dans le sujet d’études que nous avons entrepris, et justi-

fie-t-elle le nom que nous lui donnons de forme fètide des infections bronchiques.

OBservaTION (personnelle).

Service du Dr Monnier.

Observation de bronchite fétide avec sclérose pulmonaire et dilatation

bronchique. Examen bactériologique.

Le nommé Le D... Emile, âgé de 71 ans, exerce la profession de tailleur de pierres. <

Il est entré le 2 novembre 1893 à l’infirmerie de l'Hospice Général.

Antécédents héréditaires. — Nuls.

Antécédents personnels. — En 1874, il contracle une broncho’ pneumonie. En 1890, il entre une première fois à l’infirmerie de

l’Hospice Général pour bronchite catarrhale et influenza.

Le 8 novembre 1893. — Il entre pour la deuxième fois à l’infirmerie.

8 novembre. — Examen du malade. — L'état général est

satisfaisant, le malade mange assez bien et n’a pas de fièvre.

ART ms

À lauscultation. — On entend à la base gauche des signes

pseudo-cavitaires ; retentissement de la voix, gargouillement,

; bruit de pot fêlé, absolument comme dans la tuberculose, et n’étaient le siège de la lésion et les symptômes généraux, le diagnostic serait impossible. à :

Autour de ces cavités, on entend des bouffées de râles sous-crépitants.

A la base droite, on entend seulement des râles sous-Crépilants.

Le 10 novembre. — L'élat du malade est moins bon, l'appétil est disparu. La toux ne le prend que par quintes irès espacées, mais ces quintes très fatiganites sont suivies d'une véritable vomique. ÿ

Le malade remplit en quelques instants sa cuvette de crachats visqueux et purulents qui dégagent une odeur fétide. Cette odeur est si désagréable que toute la salle en est; pour ainsi dire, imprégnée, et que ses voisins ne peuvent supporler sa présence. : ;

Le malade présente maintenant un aspect cachectique, il a de l’ædème malléolaire.

On lui donne de l’hyposulfite de soude comme désinfectant,

14 novembre. — A l’auscultation, on entend toujours, des bruits pseudo-cavitaires, mais les râles ont diminué.

16 novembre. — L'état du malade s'est amélioré, il mange mieux, mais il crache toujours autant. LA Te \ 20 novembre. — Les vomiques ont cessé, le malade cependant rend des crachats purulents, mais en moins grande quantité.

D sort de l’infirmerie guéri de la poussée aiguë.

J'examine ce même malade de nouveau le 23 septembre 1895, et je le retrouve loujours avec un état général bon.

Les signes cavitaires n’ont pas disparu, mais ils ont diminué, c’est toujours à la base gauche qu’ils sontles plus nets.

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