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Du côté droit quelques râles muqueux, pas de signes cavitaires.
La loux est beaucoup moins tenace qu’en 1893, mais elle l *
existe de préférence le matin,
Crachats. — Toujours verdâtres et purulents, mais peu abondants.
Examen bactériologique. Janvier 1894. — Une sonris ino-
culée avec un centimètre cube de crachats est morte après 36 heures.
L'ensemencement du sang et la méthode des plaques ont donné comme résultats :
Des colonies de staphy!ocoques blancs et dorés.
En septembre 1895. — On procède de la même façon et on trouve : d | era
Des streptocoques, des stapbylocoques blancs et dorés, et de plus un diplo-bacille donnant sur la gélaline, qu'il ne liquéfie pas, un clou à tête bleuâtre. Le bouillon qu'il trouble après
‘ 20 heures ne donne pas d’odeur.
Il n’y a pas lieu évidemment d’insister sur le seul cas de bronchite fètide dont nous, venons d’exposer l’histoire clinique et pathogénique. De nouvelles observations sont nécessaires qui permettront de compléter le chapitre de cette forme, pathogènique des infections bronchiques. . Nous ne pouvions que nous borner à indiquer, d’après nos recherches, quelle place devait occuper la bronchite fétide, dans l’ordre des processus bronchitiques séniles, tels que nous les concevons.
CHAPITRII IV |
Ce chapitre esf,en quelque sorte, la conséquence naturelle du précèdent, si l’on songe surtout que certains auteurs, Moitier (1) entre autres, se basant sur les seules données cliniques et anatomo-pathologiques, ont depuis quelques années déjà établi les liens étroits qui unissent les processus gangréneux bronchiques ou pulmonaires à la bronchite fêtide et à la bronchite chronique avec on sans bronchectasie. ;
C’est dans le but de donner comme une consécration pathogénique aux vues des auteurs auxquels nous faisions allusion, et°en particulier de Moitier, que nous exposons le cas de gangrène pulmonaire qui va suivre. Nous avons décrit plus haut des observations de bronchite chronique chez le vieillard, où avaient èté isolées des formes colibacillaires. Si vraiment, comme déjà le démontrent la clinique et l’anatomie pathologique, la gangrène des bronches ou du poumon dérive souvent d’une lésion chronique bronchitique banale, 1l importait d'ajouter à ces deux preuves l'élément bactériologique. Il restait en un mot à déceler dans les lésions gangrèneuses dont nous parlons le ou. les germes trouvês dans le catarrhe bronchique.
. Là giten particulier l'intérêt des observations que nous
{, Moilier, Thèse de Paris.
pe
allons rapporter et que nous croyons devoir faire précéder de quelques considérations cliniques. Laënnec a laissé un tableau magistral de cette affection. Nous nous contenterons simplement de mettre en relief certains points se rapportant plutôt à l'observation ci-dessous.
Cette observation si intéressante est due à notre Maitre le D' U. Monnier. |
La gangrène pulmonaire n’est pas une affection com— mune ; c’est, disait Laënnec, un cas assez rare. Les plus récents travaux, les derniers ouvrages de pathologie s’accordent à reconnaître qu’on la voit chez l’enfant et surtout chez l’homme entre 20 et 30 ans.
Aucun auteur ne fait mention de la gangrène pulmonaire du vieillard. La plupart déclarent qu’elle peut se voir à cet âge à la suite de l'introduction dans les voies aëriennes de fragments alimentaires. Aussi le cas que l’on va lire, si bien étudié par le D' Monnier est peut-être le seul fait aujourd’hui connu de gangrène pulmonaire du vieillard d’origine bucco-pharyngée.
Le D' Monnier insiste également sur l'insidiosité du processus gangréneux. Le début a passè inaperçu, car on ne peut comparer au point de côté et aux phénomèénes fonctionnels concomitanis, sur lesquels insistait déjà Laënnec, ces douleurs vagues et g'néralisées à toute une partie du thorax.
Quant à la température, nous verrons que dans notre cas, du moins, elle reste au-dessous de la normale, soit parce que le vieillard ne réagit que faiblementà ces poussées congestives, soit parce que le coli-bacille eût déterminé par son action une hypothermie.