Lapersonne. Th. Paris
4, Etienne. Les pyosepticémies médicales. Th. Nancy, 1893.
nee
perons que des pyohèmies à. prédominance bronchopulmonaire.
Et parmi ces dernières il y en a de deux sortes :
1° Celles dans lesquelles l’affection broncho-pulmonaire a êté précédée d’une infection généralisée, et elle n’est qu’une localisation particulière de celle-ci ;
2 Ou bien, fait plus fréquent, la broncho-pneumonie à été le point primitivement lésè d’où est partie l'infection. En un mot, comme on l’a dit plus haut, la broncho-pneumonie d’infectieuse qu'elle était est devenue infectante.
C’est ce dont on pourra s’assurer dans les observations qui suivent, observations que nous avons prises sous la direction de M. U. Monnier dont nous étions l’interne.
Pyohémie d’origine bronchique à bacille pyocyanique.
Nous donnons dans les pages qui suivent une observation due à M. le D' Monnier d’un cas unique jusqu’à ce jour, et qui fut de sa part l’objet d’une communication au Congrès de Bordeaux, 1895. Il s’agit d’une broncho-pneumonie ayant donné lieu à une infection généralisée sous la forme de maladie pyocianique. Ici la porte d’entrée du germe n’a pas êtè connue dans les quelques cas que la science a enregistrés: une plaie du tégument externe, mais bien dela muqueuse bronchique.
Quant aux symptômes généraux, ce sont ceux des pyohémies, fièvre vive, état général grave, tuméfaction de la rate, éruption de papules se transformant bientôt en pustules qui rappellent celles de l’ecthyma, où, à la place de ces papules se manifesterait un véritable purpura.
OBservavion V (du D' Monnier).
Service du D° Monnier.
Broncho-pneumonie, pleurésie et endocardite à bacille pyocianique.
Mort.
Le nommé C... Auguste, âgé de 53 ans, entre le 13 novembre 1893 à l'infirmerie des vieillards de l'Hospice Général, pour une dyspnée dont il fait remonter le début au 8 du même mois.
Le 12, veille de son entrée, des frissons répétés se seraient manifestés.
On ne note dans ses antécédents tant personnels qu'héréditaires qu'une bronchite chronique datant de 3 ans au moins; ce qui nous frappe chez ce malade au moment où pour la première fois nous l’examinons, c’est lout d’abord une dyspnée excessive allant jusqu'à l’orthopnée.
11 était naturel de chercher dans le parenchyme pulmonaire la raison de cette oppression d'autant que l’expectoration d’ailleurs peu abondante consistait en crachats adhérents et recouverts de stries sanguinolentes. Voici le résultat de notre examen.
Les vibrations thôraciques sont normales.
La percussion dénote dans un point déterminé du poumon droit vers le 1/3 moyen une zône de submatité. L’oreille permet d’entendre dans toute l'étendue des 2 poumons des râles ronflants et sibilants, puis au niveau de la région lombaire un souffle très net et enfin quelques râles fins vers la base du poumon droit.
L'auscultatinn du cœur ne révèle rien d’anormal. Le pouls est
fréquent, petit et irrégulier.
Les urines chargées d’urates ne contiennent ni sucre ni albu-
mine.
Prescription. — Potion de Todd. Gargarismes boriqués, Café, lait, bouillon, badigecnnage de teinture d’iode.