‹ Les Infections Bronchiques Chez Le VieillardChapitre 40 sur 43 · HYGIÈNE PROPHYLACTIQUE · texte numérisé non relu

HYGIÈNE PROPHYLACTIQUE

Chose étrange ! quand il s’agit d’un enfant ou d’un adulte atteint de broncho-pneumonie, l’idée de contagion surgit immédiatement ; et pour ce qui est des enfants du moins, on les isole, on prend d’utiles et rationnelles mesures afin d'éviter qu’ils ne soient cause de contagion. On le fait aussi pour l’adulte. Or, on ne s’est encore guère préoccupé de ces précautions chez le vieillard,

c’est-à-dire chez un malade dont l’organisme à coup sûr

est moins apte à la lutte que celui de l’enfant et de l’adulte. Sans doute, il est difficile en particulier dans les hôpitaux de vieillards, de sèquestrer les broncho-pneumoniques, à plus forte raison les bronchitiques chroniques. Et cependant, il n’est pas douteux que, sans bronchite chronique, le plus ordinairement, il n’y a pas de

broncho-pneumonie, du moins de broncho-pneumonie

descendante.

Ai Aussi bien, sans demander l'impossible, nous conseillons de surveiller de plus près le catarrhe chronique du

vieillard ; maladie essentiellement chronique (on le sait

depuis longtemps), mais aussi, ef on ne s'en doute pas:

assez, maladie infectieuse et contagieuse.

C’est évidemment dans les asiles de vieillards que ie infection se réalise, et avec quelle fréquence !

“Un chapitre sur l’hygiène hospitalière trouverait LR

ici une place logique. Semblable étude nous entraînerait

trop loin et exigerait sur bien des points une compêtence que nous déclinons. Nous nous no AUS à en esquisser les points capitaux.

Ceux-là à qui incombent l'honneur et le devoir de diriser administrativement des asiles de vieillards, devraient se bien pénétrer de cette idée : que le vieillard est le plus souvent un malade, et qu’en conséquence, s’il a besoin de l’asile et de la nourriture que lui concède notre siècle

philanthropique, il lui faut aussi une hygiène sévère et:

bien comprise.

Nous ne devrions plus voir à notre époque ces salles petites, mal aërées, où se trouvent entassès un nombre beaucoup trop grand de vieillards.

Asile en pleine campagne, salles parfaitement aëérées, sans rideaux ni tentures, parquet sans interstices, facile à nettoyer, par exemple, avec des linges imbibès d’une solution antiseptique, expectoration reçue dans des vases spéciaux remplis d’une solution phéniquée et quotidiennement vidès, murs blanchis à la chaux, désinfection de la literie à chaque décès, et ration d'entretien suffisante :

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