Bouchard, Maladies par ralentissement de nutritions
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cavité buccale est dans l’économie le lieu d’élection de tous les germes.
Ce n’est pas, certes, que nous ayons la prétention dans ce simple travail de faire disparaître d’un trait la pathologie des bronches. F
Plus simple est notre but. Interne de l'hospice général de Nantes, nous avons êté le témoin, trop souvent impuissant, de ces affections chroniques. Le même vieillard que nous avions vu tant de fois assièger nos consultations pour une toux et une expectoration incessantes, nous le retrouvions ensuite à l’infirmerie avecune broncho-pneumonie parfois infectante.
D'où, l’idée d’une certaine relation entre ces faits en apparence si dissemblables devait tout naturellement venir à l’esprit,
Mais c’est là, dira-t-on, une notion classique.
Ne sait-on pas depuis longtemps déjà que les bronchopneumonies de l'enfant et de l'adulte dérivent souvent d’une bronchite antérieure.
N’a--on pas tout rècemment décrit, du moins chez l’enfant des septicémies d’origine bronchique (1)?
L’anatomie pathologique enfin ne nous enseigne-t-elle pas que dans les lésions broncho-pneumoniques le processus va de la bronche, la première atteinte, à l’alvéole. Et l’expérimentation n’établit-elle pas qu'une lésion de la muqueuse bronchique est nécessaire pour que soit constituée la broncho-pneumonie ?
Sans doute, tout cela est vrai, tout cela est classique.
1, Claisse. Thèse de Paris, 1893,
ne Le raisonnement, par analogie, permet évidemment de songer qu’il en est ainsi chez le vieillard. FPS
Mais il ne suffit pas aujourd’hui de raisonner par ana-
logie; ce procédé peu scientifique est opposé à l’essence même dè la médecine expérimentale. Aussi bien, celleci nous engageait-elle à répêter pour la bronchite chronique du vieillard, voire même pour le plus vulgaire catarrhe, les expériences qu’on a faites pour les bronchopneumonies de l'adulte et de l’enfant.
Ce sont donc des expériences systématiques sur la
bronchite du vieillard que nous avons entreprises. Elles
ne sont ni parfaites, ni aussi complètes que nous les aurions désirées. |
Mais telles qu’elles sont, nous espérons qu'elles ne seront pas inutiles car elles nous permettront non pas
seulement de penser par analogie, mais d’affirmer, preu-
ves en main, que le catarrhe bronchique du vieillard est une infection chronique. Conduit par l'analyse des faits nous pourrons aller plus loin, et établir que Ze grand nombre des broncho-pneumonies du vieillard vient du grand nombre de bronchites chroniques. Nous retrouverons en effet comme causes des broncho-pneumonies infectantes ou non, du vieillard, les germes que nous avons décélès comme causes des bronchites chroniques.
En d’autres termes nous voudrions :
Démontrer que le catarrhe chronique des bronches ne doit pas être tant considère en lui-même que dans ses complications redoutables.
C’est ensemble de ce processus pathogénique démon-
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trè par l'anatomie pathologique et la bactériologie auquel
nous donnons le nom d'infection bronchique.
Cette appellation ne vise certes pas à l'originalité. Nous la donnons parce que nous la croyons vraie, et
LE . 0 parce qu’elle fait mieux comprendre combien peut deve-
nir grave la bronchite chronique du vieillard. Depuis trop longtemps, en effet, on se contente de dire de cette affection qu’elle est inguérissable, sans songer aux désordres qu’elle peut creer. | $
Voici le plan que nous avons adopté.
Dans un premier chapitre, nous rappellerons brièvement les signes de toute bronchile chronique que nous envisageons plutôt comme un syndrôme et ses principaux types cliniques. ci
Le second sera consacré à la pathogénie du calarrhe chronique du vieillard, laquelle nous permettra d’envisager ce dernier comme une infection chronique : ce sera la forme chronique de l’infection bronchique.
À celle-ci fera suite dans un troisième chapitre, la bronchile félide du vieillard ou la forme fétide des infections bronchiques.
Dans un quatrième, la gangrène pulmonaire ou la forme gangréneuse des infections bronchiques.
Un cinquième chapitre sera consacré à l'étude de à broncho-pneumonie du vieillard dont nous distinguerons deux variètès : la broncho-pneumonie infectieuse Simple et la broncho-pneumonie infectante ou pyohémie d'ori-
gine bronchique.
Nous verrons dans le sixième chapitre que pour apprè-
cier cliniquement même le plus simple catarrhe des bron-
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révision rapide des travaux relativeme sénilité normale
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