LES BRONCHITES CHRONIQUES
Le syndrome de la bronchite chronique. :
Les types cliniques de la bronchite chronique.
Rien de plus fréquent, de plus banäl, h’est-il pas vrai, Surtout dans les asiles de vieillards que Île type du bronchitique. Il est connu de longue date. Nous aurons donc
ici non pas à refaire, mais à rappeler les grands signes cliniques de cette affection.
La bronchite chronique pourrait être envisagée comme ün syndrôme dont les principaux caractères basés sur l'anatomie pathologique de cette affection Séraient constituës par des signes sléthoscopiques particuliérs, par la. toux et par l'expectoration.
Les bruits entendus par l'oreille Sont variables, ceux
qui dominent sont de gros râles muqueux, mélangés de râles ronflants ét sibilants tout cothme dans la bronchite aiguë. Mais, et c’est là un caractère important, presque toujours viennent s’y ajouter d’autres bruits adventices qui relèvent moins du Catarrhe des bronches que de la dilatation de ces conduits, et de la sclérose pulmonaire
ou de l’emphysème:
AG
‘Aussi l'oreille entend-elle le plus ordinairement, outre
les râles qui caractérisent toute bronchite, une expiration
prolongée, rude, qui décèle l’emphys sème.
; D'autres fois un soufüe tubaire, amphorique même,
accompagnè de gargouillements, révèle l'existence de &
dilatations bronchiques. Inutile de dire que ces signes pseudo-cavitaires, comme on les a appelés, peuvent, on le conçoit, donner lieu à des erreurs de diagnostic qu’empêcherait seul Pexamen bactériologique de l’expectoration. Parmi les cas où nous avons pu être témoin de ces signes Cavitaires, nous rappelons celui du nommé le Dorze dont on pourra lire plus loin l'observation. Le gargouillement était tel chez lui qu’on pouvait croire à une énorme caverne tuberculeuse, mais venait-il par une sorte de vomique à vider ses bronches, on n’entendait plus qu’un souffle caverneux.
La toux (1) est avec l’expectoration un des signes | extérieurs de la bronchite chronique.
La toux, chez les vieillards, résulte de l’irritation des bronches, causée par l’hypersécrètion des mucositès bronchiques.
Dans ce dernier cas, la toi n’est, à proprement parler, qu’un phénomène d'expulsion. Telle est la toux de la” bronchite commune, de la bronchite catarrhale chronique de Ferrand, de la bronchite séreuse et des bronchites purulentes ou putrides. Aussi, quelqu’abondante que soit l’hypersécrètion bronchique, si l’expectoration est facile, si les mucositès épaisses et puriformes sont dépourvues de viscosité, si elles sont