DEUXIÈME PARTIE LES INFECTIONS DUES AUX PROTOZOAIRES
CEPAEPTIERE PREMIER
INFECTIONS INTESTINALES
GÉNÉRALITÉS
Les affections iuteslinales produites par les Protozoaires sont, en général, beaucoup moins bien connues que les maladies bactériennes. Pourtant, le diagnostic en est relativement plus facile, puisqu'il suffit d'un examen microscopique direct des selles pour les reccnnaître.
Pour les affections bactériennes, il faut se contenter des signes cliniques ou pratiquer des ensemencements dont Île résultat est toujours aléatoire, surtout entre des mains peu exercées, à cause de la multitude et de la diversité des germes qui existent dans l'intestin.
Pour les maladies à Protozoaires, au contraire, l'examen microscopique, lorsqu'il est positif, donne une certitude absolue. Cet examen demande, pour être pratiqué avee fruit, quelques précautions indispensables. Les matières doivent être recueillies au moment de l'examen, soit au lit du malade, soit au cabinet du médecin ; elles ne doivent pas être mélan-
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gées d'urine. La recherche des Protozoaires à l’état frais doit se faire sans addition d’auvun réactif, autant que possible même sans emploi de la solution physiologique. Cette condition est facile à réaliser, lorsqu'il s’agit de selles liquides ; on prélève alors une parcelle de mucosité, de préférence dans les endroits sanguinolents, lorsque les selles sont striées de sang. Si les selles sont molles ou demi-solides, on prélève :le mucus qui se trouve à la surface ; c’est seulement lorsque ce mucus est trop peu abondant ou trop concret qu'on peut le diluer avec une très petite quantité de solution physiologique. Le prélèvement fait, on recouvre d'une lamelle, on presse légèrement pour étaler et on examine avec un grossissement d'au moins 300 diamètres, en ayant soin de diaphragmer. Il va sans dire qu'il faut connaître à l'avance l'aspect des parasites qu'on recherche; les figures les mieux faites des ouvrages de parasitologie sont insuffisantes pour permettre de reconnaître sûrement un Protozoaire intestinal.
Cetexamen à l'état frais devra être complété par des préparations colorées. La méthode qui permet d’obtenir les meilleurs résuliats est celle de l'hématoxyline ferrique. On commence par exécuter avec les matières des frottis suffisamment minces, qu'on fixe humides dans le liquide de Bouin (picroformol) ; après un lavage à l'alcool et un rinçage à l’eau distillée, on mordance dans l'alun de fereton pratique le reste de la coloration suivant la méthode de Heidenhain. Lorsque la différenciation a été bien faite, les résultats sont très beaux et la coloration du fond par un colorant acide est inutile
Les affections intestinales à Protozoaires peuvent se diviser en deux groupes: les dysenteries et les diarrhées. Les premières sont caractérisées par des ulcérations, tandis que les secondes paraissent résulter surtout de l'action irritative et toxique des parasites, sans que ceux-ci soient doués de propriétés nécrosantes.
Il y a deux sortes de dysenteries à Protozoaires, la dysenterié amibienne et la dysenterie à Infusoires.
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Dysenterie amibienne,
La question des Amibes intestinales, très obscure jusqu’à ces dernières années, paraît maintenant à peu près éclaircie. Il paraît certain que, dans l'intestin, on ne trouve que des Entamibes ou Amibes du genre Entamæba, caractérisées par un noyau toujours pourvu d’une croûte périphérique de chromatine. Bien entendu, cette croûte est peu visible à l'état frais ; elle doit être mise en évidence par la coloration à l’hématoxyline ferrique. Les Walhlkampfia, renfermant les Amibes de l’ancien type Amæba limazx et caraciérisés par l'absence autour du noyau de la carapace de chromatine ainsi que par la présence d'un volumineux karyosome, ne paraissent pas être des parasites proprement dits du tube digestif. Ce sont des Amibes libres, ingérées accidentellement et qui ne font que traverser l'intestin.
Deux espèces d'Entamibes peuvent:exister dans l'intestin de l'Homme l’une est inoffensive, c'est l'Entamæba coli ; l'autre est très pathogène, c’est l'Entamæba dysenteriæ.
Nous serons très brefs sur l'Entamæba coli, qui paraît absolument inoffensive.On latrouve dans les selles, soit sous la forme pere CEA ) forme es de ? 660 soit plus fréquemment sous la forme de kystes à huit noyaux (fig. 2), très faciles à reconnaître.
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Entamæba dysenteriæ (fig. 3) se présente bien plus rarement à Pétat enkysté: les Kystes sont plus petits que ceux d'Entamæba coli et renferment seulement quatre
novaux (fig. 4). Ils apparaissent surtout chez les dysentériques en voie de guérison, ainsi que chez les individus en bonne santé apparente, mais «porteurs d'Amibes», comme l’a montré Noc en Cochinchine.
On n'a pas beaucoup de documents sur la dysenterie amibienne chez l'enfant; il semble que les premières observations sont celles de Sonsino, rapportées par Leuckart; viennent ensuite celles de Pfeiffer (1891), le cas de Cahen (enfant
Fig, 2. — Entamæba coli, kystes octonucléés avec cristalloïdes, d'après Brumpt. >< 2.660
de quatre ans, 1891), les quatre cas de Harris (1891) et les cinq cas de Epstein (1893). Amberg (1901) en publie cinq cas observés chez des enfants de deux ans et demi à cinq ans. Les mémoires d'ensemble les plus importants sont celui de Legrand (1:02) et surtout celui d'Olinto de Oliveira (de Porto- Alesre, Brésil}, paru en 1905..Ce travail, cité par tous-les auteurs qui se sont occupés de la question, a trait à des recherches systématiques et prolongées, portant sur 6.000 enfants en l’espace de deux années. Les 100 cas observés se répartissent de la façon suivante :
Leman. 0 cas deAtAD inst SACas AORATE AE A NS ER TAGS de: 5 à 10 ans... 45 Cas dedONeIDaNns USERS