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Ainsi donc, d’après une statistique assezconsidérable effectuée au Brésil, absence totale de dysenterie amibienne avant
l'âge de deux ans.
Jusqu'à ces derniers temps, on ne savait rien de la dysenterie du premier àgc dans les pays tempérés. Il est élabli au conlraire "depuis ces dernières années, que la dyseuterie amibienne devient de plus en plus fréquente chez l’adulte; non seulement elleest apportée par les coloniaux, porteurs de kystes d’Amibes, mais encore il existe une dysenterie amibienne autochtone, dont on possède déjà de nombreuses observations. Sans parler des cas observés eu Allemagne (Berlin. Silésie, etc.) et en Sibérie, nous connaissons pour la France des casconstatés à Paris (Caussade €t Joltrain, 1907 ; Galliard et
Fig. 3. — Entamæba dysenteriæ, forme végétative. À, aspect à l’état frais, d'après Brumpt; B, coloration à l’hématoxyline ferrique (original). >< 2.000
Brumpt, 1912) ; à Saint-Denis (Laperche, 1909), à Nanterre ( Bobillier, 1913), à Marseille ( Billet, 1907), à Lyon (Garin, 1910). Il est donc certain, que si la dysenterie amibienne est si peu connue chez l'enfant, c’est parce qu'on néglige de faire systématiquement l'examen microscopique des selles à l’éfal frais. On ne saurait assez répéter que l'examen bactériologique ordinaire de frottis désséchés et colorés tant bien que mal par un colorant basique, ne montre généralement rien. Ce qu'il faut faire, c’est l'examen des mucosités fraîches, encore chaudes, non diluées et simplement élalées entre lame et lamelle.
C’est grâce à cette recherche systhématique, que tout récemment, Bobillier à pu signaler deux cas de dysenterie amibienne du tout petitenfant. La première observation à trait à une fillette de huit mois ; le diagnostic, fait tardivement, ne permit pas "de sauver l'enfant, qui succcmba cachectisée au bout de quinze jours. Le point
Fig. 4. — Entamæba dysen- intéressant de son histoire est l'étio- SR Se ee logie de la maladie : l'enfant, née à qui donneront autant d'Amibes Paris, n'a jamais élé en contact filles. D'après Hartmann: >< 2000 vec des coloniaux ; la dysenterie débuta au retour d’un séjour en Auvergne, à Issoire, où l'enfant s'était trouvée dans des conditions hygiéniques défectueuses et où elle s'était très certainement contaminée.
La deuxième observation est d'autant plus intéressante qu'elle se rapporte au frère de la malade précédente, gros garçon bien portant, âgé de vingt-trois mois. Cet enfant ne fut isolé de sa sœur que le 5 mars, c’est-à-dire au moment où le diagnostic de dysenterie amibienne avait été déjà fait par l'examen microscopique des selles. La maladie débuta le 8 mars, le diagnostic fut fait le 9 par la constatation au microscope d'une grande quantité d’'Amibes. Le traitement à