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Martin, Bang, Nocard ont reproduit expérimentalement la tuberculose en injectant dans le péritoine du lait acheté au hasard à Paris, sous les portes cochères. Bang a montré également qu'il n’était pas nécessaire que les Vaches eussent des lésions aux pis pour transmettre la tuberculose par leur lait. Gerhardt pense que le lait provenant de Vaches tuberculeuses et dilué dans 40 à 100 volumes de lait non infecté perd sa virulence; c'est du moinscequirésulte desexpériences qu'il a faites à Munich.Illen conclut que,ce mélange s'opérantnaturellement dans les vacheries, la contamination devient par ce fait plus rare.
Les recherches concernant la transmission possible de la tuberculose de la mère à l'enfant par l'allaitement sont contradictoires. Escherich ne parvint pas à déceler des Bacilles dans le lait de Femmes tuberculeuses; Fede à injecté du lait de Femmes tuberculeuses à des Lapins et à des Cobayes dans le tissu cellulaire sous-culané, dans le péritoine ou la chambre antérieure de l’æil,sans jamais observer le développement de la tuberculose. Roger, au contraire, cite le cas d’un enfant né d'une mère tuberculeuse et mort tuberculeux au bout de six semaines: sur deux Cobaves inoculés avec du lait recueilli aseptiquement au sein de la mère, il y en eut un qui contracta une tuberculose généralisée et mourut au bout de trente-trois jours.
Il résulte de ces recherches que le lait peut servir de véhicule au Bacille de Koch, mais que la contamination par l'allauitement matcrnel ou par le lait de Vaches tuberculeuses est relativement peu fréquent. On doit en conclure à la rareté de la contamination intestinale primitive.
D'autres faits non moins certains plaident en faveur de la rareté de la contamination intestinale. D'abord les expériences comparatives faites sur des animaux de divers âges, notamment sur les Chèvres et les Chevreaux, démontrent la difficulté qu'on éprouve à infester les jeunes sujets, dont les ganglions mésentériques présentent une grande activité défensive. Les expériences ne reproduisent pas les lésions de
tuberculose bronchique et ganglionnaire, si caractéristiques dans les autopsies d'enfants.
Le plus souvent, la tuberculose intestinale est consécutive à la tuberculose pulmonaire et l'infection de l'intestin se produit par la déglutition des crachats chargés de Bacilles tuberculeux. Or, ceux-ci ne sont éliminés que lorsqu'il existe des lésions pulmonaires ulcéreuses; mais ces lésions n'existent guère avant l’âge de deux ans; aussi la tuberculoseintestinale est-elle exceptionnelle avant cet âge. Enfin, ilestdémontré aussi que la tuberculose intestinale, chezle nourrisson, est presque toujours d'origine vasculaire
La principale voie de contamination est donc,chez l'enfant, la voie respiratoire; le virus y pénètre soit avec les poussières, soit sous la forme de gouttelettes expectorées par les tuberculeux de son entourage. La contamination est done ici surtout familiale. Nous trouverons d’autres exemples de ce mode d’infestation dans une maladie non microbienne: la dysenterie amibienne.
Nous devons signaler en outre la possibilité de la contagion par un Oiseau d'appartement très dangereux à ce point de vue, le Perroquet. Les recherches de Roger, Cadiot et Gilbert ont montré que cet Oiseau s’infecte facilement au contact de l'Homme el que les Bacilles acquièrent chez lui une très grande virulence. Les lésions du Perroquet sont d'autant plus dangereuses pour l'enfant qu'elles sont souvent culanées et très riches en Bacilles; ceux-ci sout abondants encore dans la salive et les sécrétions nasales. On voit done avec quelle facilité l'enfant peut se contaminer en jouant avec un de ces animaux tuberculeux. Ge mode de contagion rentre indirectement dans la contagion familiale, puisque cet Oiseau s’infecte le plus souvent au contact d'une grande personne. Lorsque l'animal n’est atteint que de lésions cutanées et qu'il n’a pas de troubles fonctionnels, il supporte très bien sa tuberculose el peut vivre fort longtemps: il n’en est pas moins porteur et disséminateur de Bacilles. Il faut done considérer comme très dangereux les Perroquets porteurs de végétations et de
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productions cornées au niveau de la tête et des pattes; ces lésions ont une évolution extrèmement lente.
Le Chien et le Chai ne sont pas moins exposés à contracter la tuberculose et à présenter des lésions ouvertes. Depuis longtemps, Cadiot à attiré l'attention sur la fréquence de la tuberculose chez le Chien ; d’après les statistiques de Cadiot et Petit,6 à 9 pour 100des Chiensde Paris seraient tuberculeux. Ces animaux sont contaminés par l'Homme tuberculeux, notamment en déglutissant les crachats projetés à terre. En effet, Cadiot a remarqué que les Chiens les plus infestés sont ceux qui fréquentent des établissements mal tenus, tels que les débits de boissons, certains cafés et restaurants, dont le sol est souillé de crachats.
Les Chiens et les Chats peuvent être atteints de lésions tuberculeuses ouvertes très variées, pulmonaires, intestinales ou cutanées. Ces dernières sont assez fréquentes; Cadiot, Petit et Basset en ont réuni un certain nombre de cas; quelques-uns sont rasportés, avec figures à l'appui, dans la thèse de Letourneur.
Notons enfin que les Punaises et les Poux sont soupçonnés de transmettre la tuberculose. Imhoff à constaté qu'à la suite d'une infection par le Phthirius inguinalis, un individu bien portant à eu un bubon, puis une coxalgie. A la suite de cette observation, il à pratiqué l’ophtalmo-réaction chez les enfants présentant des adénites cervicales d’origine pédiculaire : il à obtenu 33 pour 100 de résultats positifs. Ge point, comme le dit Brumpt mérite de fixer l'attention d'une façon toute particulière.
Pneumonie lohbaire
Rare au-dessous de deux ans, la pneumonie lobaire à son maximum de fréquence entre deux et six ans. Exceptionnelle dans les premières semaines de la vie, elle à pourtant été vue chez le fœtus et le nouveau-né. C'est une maladie endémique, due aux Pneumocoques, hôtes normaux de la bouche et du
SE pharynx qui deviennent pathogènes sous des influences diverses. Elle revêl parfois la forme épidémique, mais sa contagiosité est faible.
L'agent de la pneumonie lobaire est le Pneumocoque lancéolé encapsulé de Talamon-Frænkel (Micrococcus pneumoniæ). 11 y à d'abord pneumococcémie, puis envahissement du poumon.
Psittacose
Une des maladies bactériennes les plus graves, transmise par les Oiseaux, est la psittacose. Elle est produite par une Bactérie spéciale et se manifeste par un état typhoïde, accompagné de fièvre et d'accidents pulmonaires graves. Ceux-ci consistent généralement en une congestion pulmonaire, procédant par poussées successives en des points variés et accompagnée d’une toux quinteuse sans expectoration ; il peut y avoir aussi de la pneumonie secondaire et infectieuse à allure très grave. On constate également des accidents sous forme de stomatite ou de boutons buccaux rouges et douloureux.
Cette affection est transmise à l'Homme par les Perruches malades. Depuis la première épidémie de 1892, on en à signalé un certain nombre d’autres, tant en France qu'à l'étranger. Lelourneur en à donné un excellent résumé dans sa thèse sur les maladies transmises par les animaux d'appartement. Naturellement, les enfants sont atteints de cette maladie aussi bien que les adultes, surtout s'ils jouent avec les animaux malades,