‹ LES INFECTIONS DU PREMIER AGE THÈSE PRESENTEE POUR LE DOCTORAT EN MÉDECINEChapitre 9 sur 54 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Méningite cérébro-spinale à Méningocoques

C’est encore une maladie épidémique, plus particulière aux climats tempérés, attaquant de préférence les enfants et, chose curieuse, les soldats. Les statistiques s'accordent pour reconnaître qu'au moins 95 pour 100 des cas se produisent audessous de douze ans. C’est donc une maladie du jeune âge au premier chef.

Les épidémies se propagent par contagion directe évidente, comme pour la coqueluche ou la diphtérie. ll est très difficile d'établir une relation entre les cas; il semble que les enfants soient frappés au hasard. En somme, l'étiologie est très mal connue et on en est réduit à attribuer la dissémination de la maladie aux «porteurs de germes ». Les Méningocoques se trouveraient dans le nez et le pharynx et deviendraient virulents sous certaines influences; ils passeraient alors par la voie lymphatique pour infecter les méninges.

GÉLPAPITEUEMEEN.

Erysipèle

Nous avons peu de chose à dire sur l’érysipèle dans la première enfance. Due au Streptocoque, cette maladie est très grave avant trois mois, pour devenir ensuite reiativement bénigne et évoluer rapidement. Passé l’âge de deux ans, son évolution est à peu près identique à celle de l'adulte. Il ne semble pas que la contagion puisse se faire pendant l'allaitement. Roger a laissé des mères atteintes d'érysipèle allaiter leurs enfants, après avoir constaté que leur lait ne contenait pas de Streptocoqes: neuf enfants ont été laissés au sein, trois «utres ont eu une alimentation mixte pour contrebalancer la diminution de la sécrétion maternelle. Dans ces conditions, tous les enfants ont prospéré; aucun d'eux n’a présenté de troubles digestifs ou de manifestations morbides quelconques.

L'érysipèle se transmet surtout par contagion. La transmission transplacentaire est fort douteuse, d’après les observations de Roger portant sur douze cas. L’érysipèle des nouveaux-nés, consécutif à l’infection puerpérale de la mère, est acquis très probablement après l'accouchement. Le Professeur R. Blanchard nous signale tout spécialement l'influence de la famille et de l'habitation sur l'érysipèle. De même qu'il y à des familles de tuberculeux et de diphtériques, il y a des familles d'érysipélateux et des maisons à érysipèle: ceci, selon toute apparence, est la cause de cela.

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