DIAGNOSTIC
Le diagnostic de localisation s'impose presque toujours par le fait qu’il existe un syndrome alterne ou tout au moins une atteinte de certains nerfs craniens.
Bien plus délicat est le diagnostic de nature.
On devra se baser non sur les signes cliniques euxmêmes, mais sur leur agencement et, plus encore, sur leur évolution. C’est ainsi, per exemple, que l’on verra une néoformation envahir la région progressivement ct, dans la majorité des cas, sans rémission, alors que dans l’atteinte infectieuse on sera frappé par la variabilité et la diffusion des signes.
Les syndromes vasculaires auront une évolution brutale, mais lentement et incomplètement régressive, et surtout resteront cantonnés dans un territoire toujours le même.
Foix a montré qu’à chaque syndrome classique répondait l’oblitération d’un tronc artériel.
Ici, rien de tel, le processus neurotrope est indépendant d’une systématisation anatomique vasculaire.
À propos de ce diagnostic, nous retrouvons la même classification qu’au début de notre étude et nous constatons des cas où il y a atteinte simultanée des cordons et des noyaux du tronc cérébral, ou seulement lésion
des noyaux.
Tr
Dans le premier de ces deux groupes, nous rangerons
— les syndromes vasculaires ;
— l'infection zostérienne ;
— la sclérose latérale amyotrophique;
—- la sclérose en plaques ;
-—— }es tumeurs ;
— la syringobulbie.
Dans le deuxième :
—- la diphtérie ;
— la poliomyélite antérieure aiguë ;
— la poliomyélite subaiguë ;
—- d'autres maladies infectieuses ;
— les tumeurs de la base du crâne ;
— les méningites syphilitiques basilaires.