‹ Les Infections SanguinesChapitre 35 sur 37 · FREE · texte numérisé non relu

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l’'ensemencement de fragments d’organe donna des

cultures de coli-bacille.

Il résulte donc de l’ensemble de nos recherches que la présence des microbes dans le sang chez des animaux sains, ponctionnés dans des conditions physiologiques, doit être considérée comme l’exception.

Pris à jeun ou quelque temps après le repas nous n’avons jamais rencontré chez nos animaux, contrairement aux observations de Porcher et Desoubry, Nocard, Bisanti, les microbes normaux de l'intestin dans la circulation générale ; toutes les hémocultures positives que nous avons signalées dans ces conditions offraient en même temps une cause de contamination probable sinon certaine qui nous a fait penser à une septicémie d’allure bénigne existant antérieurement à nos recherches.

Ces idées n’ont, d’ailleurs, fait que se confirmer dans la suite :

À l'encontre de Wzrosek et de Bisanti nous n’avons jamais retrouVé, dans la circulation générale des animaux adultes et sains, les microbes de cultures ingérées après jeûne, soit mêlés aux éléments ordinaires, soit dilués dans la gélatine stérilisée. Ces résultats viennent au contraire à l’appui des travaux de Pasteur, Korkunoff, Ficker et Klimenko.

Nous retrouvons cette même concordance lorsque nous étudions l’influence des causes secondes.

A la suite de Behring, de Ficker, etc., nous avons signalé que la muqueuse intestinale des nou-

veau-nés et des tout jeunes animaux, en dehors de toute lésion pathologique, se laisse traverser par les germes de l'intestin.

Avec Simoncini, Wurtz, etc., nous avons reconnu l'influence du refroidissement sur l’évolution des septicémies. Bien qu'opérant dans des conditions différentes nous avons également expérimenté l’action de la chaleur (Vincent), des solutions hypertoniques (Bouchard, Vincent, Gilbert et Carnot, Lafforgueetc,):

Dans toutes ces recherches nous avons observé des résultats variables suivant la cause seconde employée et l’animal expérimenté.

En règle générale les lapins et les rats blancs se sont montrés plus sensibles à l'influence du froid que les cobayes, qui, par contre, supportaient moins facilement l'injection des solutions hypertoniques.

Dans ces mêmes conditions, nous constatons que les septicémies furent plus souvent provoquées par le bacille paratyphique que par le bacille pyocyanique. Enfin la chaleur, telle que nous l'avons employée, fut un facteur d'infection inférieur à la glace. Nous avons observé un point non moins intéressant, c’est la marche de la septicémie.

Chaléur et refroidissement occasionnèrent constammént des septicémies bénignes et fugaces ; vingtquatre heures après l’inflaence de la cause seconde le sang est reconnu stérile.

: Toute autre est l’action du NaCl, ici nous assistons à une septicémie mortelle. L’infection sanguine

s'affirme avec plus de netteté les jours suivants. C’est ainsi que, dans un cas, une première hémoculture, négative aussitôt après la ponction, était positive quarante-huit heures après.

Nos recherches avec les injections de toxines ont été trop nombreuses pour nous permettre de formuler une opinion sur leur influence dans les ingestions microbiennes. Elles nous ont paru cependant diminuer à un haut degré la résistance de l’organisme.

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