V. Tvailé de biologie, op. cit.. cliap. viir
que l'on exprime en disant que le résultat des fécondations est entièrement livré au hasarJ.
II faut bien se rendre compte cependant que les possibilités ont des limites, même quand il s'agit des résultats d'une fécondation ; si un taureau féconde un vache, le résultat de la fécondation ne sera sûrement pas un mouton ou un lézard. Tout ce qui est commun au père et à lanière se retrouvera évidemment dans le produit, de même que, dans un mélange, on retrouve toujours intégralement les qualités qui étaient communes aux deux substances mélangées. C'est grâce à cette particularité de la génération sexuelle que l'on peut parler du rôle des influences ancestrales dans la genèse des caractères d'espèce ou de race, absolument comme si la lignée de chaque animal était unique au lieu d'être infiniment dichotome. C'est pour cela que nous avons pu rejeter à la fin de notre étuile la complication résultant de la génération sexuelle.
Quand un homme va naître, nous ne pouvons pas savoir quel homme il sera, mais nous pouvons affirmer qu'il sera un homme, et même un homme de la race de ses parents. Son mécanisme pourra être décrit avec les mots qui servent à décrire le mécanisme de tous les autres hommes ; en d'autres termes, si l'on considère les éléments de la description d'un homme comme des parties en lesquelles on peut subdiviser son mécanisme total (ce qui n'est d'ailleurs qu'une manière de parler), on peut être certain à l'avance que ces éléments se retrouveront dans le mécanisme de l'homme qui va