V. T7'ai(â de biolofjir, op. cit., §ii (i5, GO
LK si: XI:;
une curiosité ; mais le même phénomène se re|)ro- (liiit couramment dans la génération alternante.
La fougère transmet intégralement son patrimoine héréditaire à une spore (génération agame) qui, à cause d'un état physique de son protoplasme, développe, non une fougère, mais un prothalle semblable à une algue; la génération sexuée qui a lieu dans ce prothalle, restitue au protoplasma de l'œuf l'état physique du protoplasma de la fougère et cet œuf donne un être qui ressemble à la grand-mère fougère et non à la mère prolhalle.
II. Les variétés dues à la sélection artificielle. — Un éleveur s'amuse à accoupler ensemble des êtres que les hasards de l'amphimixie ont doués d'une même monstruosité, quoiqu'ils proviennent d'individus normaux d'une certaine espèce ; il obîient des produits qui sont doués de la même monstruosité et, les accouplant entre eux, crée une variété monstrueuse ; mais cette variété est instable. Je suppose qu'il ait, par exemple, obtenu deux variétés différentes d'une même espèce, comme le pigeon grosse gorge et le culbutant à courte face; s'il laisse ces deux variétés se croiser entre elles, il obtient le relourde l'ancêtre normal commun, le bizet. La génération sexuelle libre a pour résultat de faire disparaître les monstruosités fortuites et de maintenir le type moyen de l'espèce.
III. Le retour des métis à l'ancêtre. — Une espèce comi)rend, non plus deux variétés aber-
ranles comme celles du paragraphe précédent, mais deux races stables fixées et résultant d'adaptations à des conditions diverses ; en les croisant ensemble, on obtient des métis qui, au bout de quelques générations, reviennent naturellement à des types stables par les hasards de l'amphimixie, et ressemblent par suite à l'un des deux ancêtres de race pure.
Tous les cas d'atavisme bien observés rentrent dans l'une des trois catégories précédentes ; ils ne présentent pas l'intérêt qu'on leur attribue parfois.