‹ Les influences méconnuesChapitre 11 sur 19 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Que tout ee qui vit autour de nous puisse avoir sur notre santé et même sur notre vie une action considérable, c’est ce qui n’a pas besoin d’être démontré. «Être, a dit Le Dantec, c’est lutter, vivre, c’est vaincre », et l’étude de ces influences biologiques n’est autre chose que celle de ce que l’on appelle, d’un mot qui a fait fortune, la lutte pour la vie. Évidemment, la plupart de ces influences sont connues, au moins de façon superficielle. Tout le monde apprécie la façon dont l’homme a su se servir de la nature et la plier à ses besoins ; d’autre part, il n’y a personne pour ignorer qu’il est des plantes vénéneuses (dont nous avons su, cependant, tirer parti à notre avantage), des animaux aussi qu’il est dangereux de fréquenter et que les microbes sont pour nous des ennemis difficiles à réduire, mais dont nous avons su mettre à profit, comme parade, les propriétés mêmes qui nous étaient le plus hostiles.

Néanmoins celles de ces influences qui sont méconnues ou négligées, et qui ont comme base la matière vivante, sont réellement innombrables et, si l’on voulait parler de chacune, il faudrait passer en revue toutes les acquisitions récentes en matière de zoologie, de botanique et, surtout, de médecine et d’hygiène. On n’y saurait sérieusement songer, et il est indispensable de se limiter. On a donc choisi plusieurs questions qui forment un ensemble homogène et qui serviront d’exemples.

Elles nous montreront une fois de plus combien l’homme est dépendant de son milieu et quels secrets celui-ci garde encore que nous ne saurions laisser à l’état de problèmes dépourvus de solution. Elles nous feront comprendre que les progrès dont nous sommes si fiers entraînent parfois des conséquences auxquelles on a donné le nom de « rançons » et qui viennent trop souvent compliquer une situation qui était déjà suffisamment complexe.

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