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CHAPITRE II

Si l’homme est, comme nous venons de l’établir, sensible en quelque mesure à la structure du sol sur lequel il passe son existence, on comprendra qu’il le soit plus encore, peut-être, aux variations de l’atmosphère dans laquelle il vit et sans laquelle il ne saurait vivre.

Il peut y avoir deux façons d’envisager ces influences atmosphériques évidentes. La première consiste à considérer leur action en un heu donné de la terre; c’est le propre de la climatologie, laquelle n’est qu’une partie de ce que l’on a appelé la géographie médicale. Sujet abordé depuis longtemps et qui a donné heu à des travaux nombreux. S’y ajoute l’étude de l’adaptation, autrement dit de l’acclimatement. La seconde s’occupe des variations temporaires de chacun des éléments d’un chmat, celui-ci étant cependant, dans son ensemble, regardé comme constant. C’est ce point de vue qui nous intéresse particulièrement.

Il est toutefois certain que, mises à part les modifications de composition de l’air respiré qui sont souvent accidentelles et le plus fréquemment isolées, chacune des variations atmosphériques que nous passerons en revue peut s’accompagner — et même s’accompagne toujours, peut-on croire — de phénomènes analogues affectant les autres éléments de l’atmosphère. C’est l’ensemble des variations qui agit sur l’ensemble

de l’organisme et non pas chaque constituant auquel il est souvent malaisé de faire sa part. Ce doit être une notion, de base que celle de l’enchevêtrement des actions des variations atmosphériques. On pourrait penser, en conséquence, qu’il est quelque peu vain d’étudier séparément les divers éléments du milieu et leurs changements, de se demander comment peuvent agir sur l’homme les modifications de la pression atmosphérique, de l’état hygrométrique de' l’air, les vents ou les variations du champ électrique. Cette voie analytique est cependant la seule que nous puissions suivre actuellement. La synthèse ne viendra que plus tard, quand nous serons plus avancés dans cette connaissance. On pourrait, d’autre part, soutenir que nous ne savons encore observer et comprendre qu’un nombre limité des éléments dont se compose notre milieu. Pour ce qui est de l’atmosphère, nous semblons cependant les connaître tous, pour autant qu’on en exclue ceux qui, venus d’au-delà d’elle, y pénètrent néanmoins. Et déjà nous sommes, en ce chapitre restreint, en présence d’un complexe qu’il est souvent difficile de démêler. C'est d’ailleurs là un principe fondamental sur lequel nous aurons l’occasion de revenir à plusieurs reprises dans les pages

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