‹ Les infractions aux lois & conventions de la guerre commises par les ennemis de la Serbie depuis la retraite Serbe de 1915. Résumé de l'enquête exécutée sur le front de MacédoineChapitre 12 sur 28 · DÉPORTATIONS · texte numérisé non relu

DÉPORTATIONS

Quelques dépositions de témoins des régions libérées :

Village de Jivonja. — » Les Bulgares ont emmené une trentaine de personnes avec les boeufs du village. Beaucoup se sont enfuis et sont revenus au village. » — Vash.ih Georcevitch, 3<S ans; Risto Lazarkvitch, 53 ans: Georgks Petritch. .>(S ans, et Da.nas Ko.vjEvrrch, 6o ans.

Village de Sozntch. — « Quand les Bulgares se sont retirés, ils ont emmené avec eux des villageois. La plupart de ces derniers se sont enfuis et sont retournés au village. » — KoTE Deloff, 70 ans; Talé Christovitch, 55 ans; Christo Gatchevitch, 6<S ans; Krsta Naoumovitch, 3o ans: JoRGi TAchEvircH. 59 ans, kmet du village et Dimitrik Delevitch, 56 ans.

Village de Dobroveni. — <i Les Bulgares, en se retirant, ont emmené de force plusieurs villageois avec leur bétail : Todor Risteyitch, environ 70 ans; Petar Nedelkovitch, 35 ans ; Raiko Kolevitch, 40 ans ; Sokle Yovanovitch, 35 ans. » — KosTA DiNTALOviTCH, 43 aus, pope du village; Naoi.m Petrovitch, 41 ans, et Bojin Naideff, 6o ans.

Village de Slivitza. — « Les personnes suivantes ont été emmenées par les Bulgares : Petar Traikofl", 55 ans; Stoiko Nedelkoft,.i8 ans; Stoyan Risteff, 5o ans; Lazar Bogoieft, 17 ans; Trajan Georgevitch. 45 ans; Athanase Naidovitch, t5 ans; Zvetko Ristitch, 12 ans; Ivan Traikovitch, 60 ans, et Sokle Velkovitch, i5ans. » — Petar Srbinovitch, 65 ans; \\A\ GEORCEvrrcH. 37 ans; C^rigor Traikomtch, pope,

45 ans; Yovan Traikomtch, 55 ans; Lazar Tkaikovitch, 48 ans; Nedelko Tolevitch, 40 ans.

Village de Batch. — « Quelques hommes ont été emmenés par les Bulgares pour travailler : Tôle Stoyanovitch, Dime iMitzevitch, Stoyan Dilevitch , Spase Vanevitch, Vasilie Krstevitch. Une trentaine d'autres ont réussi à s'échapper. Les cinq qui ont été emmenés ne sont pas rentrés. » — Alexo Kostomtch, 5o ans.

Village de Polog. — « Une vingtaine d'hommes etautant de femmes ont été obligés par les Bulgares de partir avec eux. Personne n'est encore revenu. » — Petre Roleff, 79 ans.

Village de Gnjilech. — Au moment de leur départ du village, les Bulgares ont dit que les Serbes, en arrivant, tueraient tous les habitants. Ils prétendaient aussi que les Français massacreraient tous ceux qui tomberaient entre leurs mains. La population a quand même voulu rester, mais on l'a évacuée de force à Bitolj. » — Boiko Toloff, 58 ans, et Andon Mitroff.

Village de Kremian-Koinari . — « Six habitants turcs du village ont été emmenés par les Bulgares et ne sont pas rentrés. D'autres villageois turcs sont partis de leur propre chef. » — RahiMadan Osman, 5o ans, et Mefail Ahmed, 40 ans.

Village de Négotine. — « Trois personnes ont été emmenées avec leurs chariots et leurs bœufs : Christe Petkoft, Yotcho Petreff et Vandjel StoyanoflF. Ils ne sont pas revenus. » — ZvETKO DiMo, 55 ans, et TRArrcHE Kitanoff, 56 ans.

Village de Porodine. — " Une trentaine de villageois ont été emmenés par les Bulgares. » — Djalib Omer, environ 80 ans.

Village de Kaniua. — « Ilia Grosdanovitch et Riste Nikolovitch ont été emmenés par les Bulgares au moment de leur retraite. On les a pris dans la rue et on les a emmenés pour travailler. » — Dimitrie Ivanovitch, 39 ans, kmet

du village; Stevan Nikoljevitch. 62 ans, kmet du temps bulgare; Petar Spasevitch, 36 ans; Marko Yovanovitch, 65 ans; Krsta Risteff, 70 ars, et Spase Boyeff, 60 ans.

Village tVOstretz. — « Vingt personnes ont été emmenées par les Bulgares et ne sont pas revenues. » — Halim Hassan, 60 ans; Risvan Redjep, 72 ans.

Village de Bistritza. — <« Les Bulgares ont emmené son père et son frère, ce dernier âgé de 16 ans. Ils ne sont pas revenus. Lui-même était soldat serbe (blessé à Gorni Milanovatz) et les Bulgares ont voulu l'interner, mais il s'est enfui et s'est caché à Bitolj. Son frère a été emmené à Sofia. Ce sont des comitadjis qui ont pris son père et son frère. » — Risto Georgevitch, 21 ans.

« Sept hommes du village ont été emmenés par les Bulgares, de même que deux femmes : Petra Angelovra,27 ans et une autre d'environ 5o ans. Cette dernière était domestique et on l'a prise avec son fils de 12 ans. » — Zvetan Talevitch, 39 nns. kmet du village, et Dîme Rtstevitch, 67 ans.

Village de Rafjech. — « Six paysans ont été emmenés avec leurs voitures et leurs bœufs et ne sont pas revenus : Nedan Stoikovitch, 53 ans; Stoiko Traikovitch, 41 ans; Stoyan Popovitch, 17 ans; Petko Trpkovitch, 12 ans; Ilia Ristevitch, 60 ans; Slava Stoyanovitch, 56 ans, et une femme, Menka Andonovitch, 40 ans, avec son fils Petar, 9 ans. » — Stoyan Naidevitch. 54 ans, kmet du village ; Naide Traikovitch, 69 ans; Petko Mitrevitch, 70 ans; George Koulevitch, 49 ans; Kosta Yovanovitch, 67 ans; Petko Ristevitch, 67 ans; Mio Petkovitch, 19 ans.

Village de Bruik. — « Ont été emmenés avec leur bétail: Zvetko Georgevitch, 19 ans; Nedan Traikovitch, 45 ans; Stoyan Bojinovitch, 12 ans; la petite fillette Magda Ristevitch, 8 ans: Velika Konstantinovitch, 22 ans; Vicha Konstantinovitch, i5 ans, et Traiko Ristevitch, 16 ans. » — Stoyan Stoikovich, 65 ans, kmet du village; Athanase Yochevitch, 26 ans; Yasna Nedelkovitch, 5o ans, et Velika Nedelkova, 45 ans.

Village de Makoz'o. — « Les Bulgares ont emmené de force : Anton Kitevitch, 43 ans; Veljko Ilie^itch. 33 ans; Mitre Naidevitch, 33 ans; Stoiko iNikoljevitcli, i3 ans; Petre Athanassovitch, 43 ans; Yovan Traikovitch, 70 ans; Trajan Kosto\ itcli. 16 ans; Filip Petkovitch, i3 ans; Stoyan Andjelkovitch, 16 ans; Dimo Kolevitch, 70 ans; Riste Philippovitch, 33 ans; Philippe Stoyanovitch, 43 ans; Bojin Stoyanovitch, i3 ans; Stoiko Traikovitch, 48 ans. » — Dimo Tzvktkovitch, 33 ans, kmet du village ; Jovan Koi- ToviTCH, 63 ans; Talé Kolevitch, 63 ans; Riste KrsteviTCH, 62 ans; Nikola Da.mianovitch, 60 ans.

Village iV Orehovo. — «Ont été emmenés par les Bulgares : Athanassie Ristevitch, 70 ans, et Anastassie Ristevitch, qui s'est enfui il y a deux Jours et est rentré. » — N'eljan Boc.oyevitch, 48 ans, kmet du village; Grosdan Kolevitch, 33 ans.

Village de Loiibojna. — « Dix charrettes avec des bœufs et des hommes turent emmenés. Les hommes ne sont pas rentrés. » - Spiro Lazarevitch, 33 ans, kmet du village; Nikola Lazarevitch, 64 ans; Mitre Vankovitch, 63 ans, et Sekoi'la Lazarevitch, 43 ans.

Village de Rrani. — « Deux musulmans et deux orthodoxes ont été emmenés avec leur bétail. » — Vassilie Andjelkovitch, 36 ans, kmet du village.

Ville de Bitolj . — « Des gens arrêtés sous prétexte d'espionnage ont été envoyés à Sofia. De plus, plus de cent personnes de Bitolj et des environs furent déportées à Sofia et ailleurs. Parmi eux il y avait des Grecs, entre autres Michael Michaelidis, commerçant en cuir, auquel or» a pris, sans payer un sou, des marchandises valant 1.000 livres turques, et d'autres. » — Chrisostomos, métropolite grec de Bitolj.

<♦ Une cinquantaine de personnes, qui étaient dans les prisons, furent emmenées. Ensuite les Bulgares ont forcé environ deux cents personnes à travailler sur les routes. Celles-ci furent emmenées le jeudi qui a précédé l'entrée des Alliés dans la ville (dimanche). Llles ne sont pas ren-

trées. En outre une troisième catégorie de gens est partie avec les Bulgares. C'étaient les bulgaromanes qui ont suivi l'armée. Tous ces hommes furent emmenés sous escorte militaire. Les notables de la ville, les médecins, les instituteurs et commerçants furent déportés avec les Roumains de Bitolj (le directeur du gymnase roumain par exemple) une quinzaine de jours après la déclaration de guerre de la Roumanie, lis sont en Bulgarie. Les Bulgares avaient emprisonné pendant vingt-quatre heures et ensuite déporté environ quatorze personnes qui étaient considérées comme Bulgares du temps turc et s'étaient ralliées aux Serbes : Petar Nodcholf, Nikola Cousoto, Rista Samardji, Mialtche Rakitchieti, Mialtche Kioseto, etc. C'étaient des notables de la ville. Les Serbes de l'ancienne Serbie ont été envoyés : les hommes en Bulgarie et les femmes en Serbie. »> — .MiHAii.o Bklitch. 33 ans. commerçant, et (ioRTCHA Koi'RloviTcn, 12 ans. hôtelier.

" Toutes les tamilles des fonctionnaires serbes ont été d'abord internées à Débar et ensuite chassées en plein hiver. C'étaient des femmes et des enfants. » — Nikola Blachitch, 4<S ans, de Débar.

X Avant de partir, les 2, ^ et 4 novembre, les Bulgares ramassaient les gens dans les rues pour les forcei à travailler aux routes. Ces gens ne sont pas rentrés. » — MsiiAH^o Belitch. 33 ans, déjà entendu.

« Quelques femmes turques et grecques ont été emmenées sous prétexte d'espionnage. » — D.iamila Kolonomos, 3o ans.

« Le mari du témoin, Kosta, qui était employé au commandement serbe de la place, a été emmené par les Bulgares quand ils se sont retirés. Avec lui on a pris encore dix-neuf personnes: Nachko Kolevitch, cafetier: Goudja Gogovsky, marchand de tabac à priser; Spiro, cocher; Yordan. huissier de la commune, 33 ans, et d'autres. Tous ont été emmenés parce que suspects en tant que Serbes. » — Velika, femme de Kosta Ristftch, M) ans; déposition confirmée par Vassilia Dimitrikvitch.

« Le comité voulait exiler de suite toutes les familles serbes. Les notables de la ville sont intervenus auprès du

préfet pour empêcher cet envoi pendant la mauvaise saison. Le préfet les a renvoyés au comité qui a autorisé quelques familles à rester avec leurs enfants. Les autres furent envoyées à l'intérieur. » — Sotyr Sekoi LOvnCH, 37 ans, commerçant.

« Ayant exercé librement sa profession pendant quelque temps, le mari du témoin fut finalement, le 7/20 septembre 1916, emmené avec quatre autres médecins. Ils ont été dirigés sur Sofia, et Asdari fut ensuite envoyé à Rasgrade. On a emmené ces médecins sous prétexte qu'ils devaient travailler dans les hôpitaux bulgares en Bulgarie. Ils sont partis en voiture, gardés par un soldat, baïonnette au canon. On ne leur avait laissé que deux heures pour préparer leurs effets. Son mari n'a écrit au témoin que deux fois. Elle ne sait pas si les Bulgares donnent des honoraires à son mari. » — Victoria Asdari, 42 ans, femme du médecin (grec).

« Tous les Roumains notables : médecins, instituteurs, etc., ainsi que des médecins, commerçants, etc. grecs, ont été emmenés par les Bulgares. Le prétexte de ces déportations fut l'espionnage, sauf pour les médecins. En ce qui concerne ces derniers , on disait qu'on avait besoin d'eux en Bulgarie. » — Mihael Viriasta, 49 ans, directeur de l'hôpital grec.

Les témoins des villages où j'ai fait mon enquête m'ont indiqué 262 personnes comme ayant été emmenées de force par les Bulgares. Sur ces 262, il y en a 69 dont je possède les noms, 53 dont j'ai l'indication de l'âge : il y a 16 déportés de 12 à 16 ans, 5 de 17 à 18 ans, 1 de 19 ans, 1 de 22 ans, 4 de 3o à 39 ans, 10 de 40 à 49 ans, 9 de 5o à 59 ans, 2 de 60 à 69 ans, 5 de 70 à 79 ans. Parmi les 262 déportés, il y a 227 hommes et 35 femmes. On remarquera la proportion relativement forte des enfants entre 12 et 16 ans.

Le recensement officiel opéré dans les villages indiqués dans le chapitre III ^(réquisitions) accuse, sous le titre : « partis avec l'ennemi ou emmenés par lui », le chiffre de 563 personnes.

A en juger d'après les dépositions des témoins, dont je

n'ai publié qu'une partie à titre d'exemple, les autres étant parfaitement semblables, la cause de la grande majorité de ces déportations paraît avoir été en premier lieu le désir de se procurer de la main-d'œuvre, surtout pour les transports. Mais il s'est greffe ensuite sur ce premier but un second : celui de vider le pays autant que possible, car sans cela on aurait permis à ces gens de rentrer, comme on l'a fait pour d'autres qui ont été forcés de travailler aux transports bulgares et allemands. Certes, quelques-uns n'ont plus pu rentrer chez eux parce que, entre temps, les Bulgares ont été chassés des villages. Mais ils forment une petite minorité, car tous les villageois évacués par les Bulgaro-AUemands à Bitolj ont pu regagner librement leurs foyers après la prise de cette ville par les Alliés.

Pourquoi les Bulgares voulaient-ils vider le pays? Prévoyaient-ils sa reprise par les Serbes et désiraient-ils alors y laisser aussi peu de monde que possible ? Je ne crois pas que c'en soit la cause, en tout cas, ce n'est pas la cause principale. Je crois plutôt qu'ils voulaient préparer la « colonisation » de ces contrées par des Bulgares de Bulgarie ou des Macédoniens à leur dévotion. Ils auraient déclaré les biens de ceux qu'ils avaient enlevés « propriétés d'État », comme ils l'ont fait en Serbie et ailleurs en Macédoine, et auraient peuplé le pays de leurs sujets. Ceci explique pourquoi ils ont forcé de partir des pères avec leurs fils, et, souvent, des femmes et des enfants.

Les causes des déportations de Bitolj sont de plusieurs sortes. Dans cette ville, que les gens de Sofia croyaient définitivement acquise au royaume de Ferdinand de Bulgarie, il importait en premier lieu de faire *disparaître tous les militants de la cause serbe. Mais les notables. Grecs et Roumains, n'étaient pas moins gênants et, comme les premiers, bien que, à cette époque, la Grèce ne fût pas en guerre avec la Bulgarie, on les a déportés.

De plus, ces déportations ont, comme nous l'avons vu dans les chapitres précédents, rapporté un joli bénéfice à l'État et aux fonctionnaires civils et militaires, qui ont confisqué les biens des déportés et se les sont partagés.

Les déportés étant, en majeure partie, des gens ayant une certaine fortune, le butin a dû être considérable.

Enfin, comme le prouve l'unanimité des dépositions monastiriotes, une partie des déportés se recrute aussi parmi ceux que les Bulgaro-Allemands ont raflé dans la rue, pendant les derniers jours de leur occupation, pour les faire tra\ailler aux fortifications et aux routes nécessitées par l'avance des Alliés. Les témoins ont dit que les soldats s'inquiétaient tort peu de l'état social de ceux qu'ils ramassaient ainsi dans les rues. Tout leur était bon comme main-d'œuvre.

A relever aussi le cas du D' Asdari , Grec et neutre cependant, qui, a>'ec quatre autres médecins, fut déporté de force en Bulgarie pour y exercer son art. J'ai su, d'autre part, que tous les médecins de la ville furent emmenés par les Bulgares, sauf deux médecins bulgares qui sont partis avec leur armée. Ainsi cette ville, relativement grande, fut presque complètement privée d'assistance médicale.

Mes investigations, aidées par les documents des autorités serbes mis à ma disposition, m'ont permis d'établir, en ce qui concerne les déportations à Bitolj, les chiffres suivants (pour les trois plus grands quartiers de la ville) :

Le total des déportés de ces trois quartiers de Bitolj est de 644, dont 68 furent raflés les derniers jours de l'occupation bulgare. Ils furent employés aux travaux de fortifications et aux routes et emmenés ensuite, lors de l'évacuatioiTde la ville. Les données officielles n'indiquent que 2 femmes déportées. En réalité, le nombre des femmes emmenées de force de Bitolj doit être bien supérieur car, suivant les dépositions concordantes de plusieurs témoins, les femmes des fonctionnaires ou des militaires serbes auraient été expédiées en Bulgarie ou dans l'intérieur de la Macédoine.

D'ailleurs, le total pour toute la ville (cinq quartiers) doit être beaucoup plus élevé encore que 644, puisque ce chiffre ne comprend que trois quartiers, les plus populeux, il est vrai.

Les professions des déportés sont très diverses. A côté

d'un grand nombre de notables, commerçants, médecins, instituteurs, professeurs, on trouve des honmies de positions modestes. Leur choix paraît avoir été dicté aux ennemis de l'Entente par les motifs énoncés plus haut. A relever aussi que, parmi les déportés, il s'en trouvait 220 de religion musulmane.

Les renseignements recueillis ne me permettent de fixer d'une façon certaine que l'âge de 2t,> des personnes emmenées (y compris 7 hommes recrutés dans l'armée bulgare qui ne figurent pas dans le chiffre total des déportés). 11 y a donc 438 personnes dont l'âge exact n'est pas établi.

La répartition suivant l'Age des 2l3, est la suivante :

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