‹ Les inhalations carboniques dans la pratique chirurgicaleChapitre 20 sur 65 · IX. — Diminution de la quantité d’anesthésique nécessaire · texte numérisé non relu

IX. — Diminution de la quantité d’anesthésique nécessaire

Mayer, en attribuant au CO2 une action anesthésique, a tenté une explication de ce fait De nombreux expérimentateurs, et en particulier Lundy, se contentent de l’enregistrer : « l’usage du CO? réduit de moitié la quantité d’anesthésique nécessaire ». Haggard constate sui des chiens que l’augmentation de lamplitude respiratoire facilite l’absorption des vapeurs d’éther.

1° En réalité, le poumon amplement déplissé par l’hyperventilation, absorbe mieux l’anesthésique.

2° Le calme apporté par l’inhalation carbonique permet d’en administrer la dose minima. « Quelques malades étaient si légèrement endormis, assure Lundy, qu’ils ouvraient et fermaient les yeux mais restaient calmes et ne faisaient aucun mouvement, même pendant l’incision cutanée ».

Il suffit d'augmenter la dose de CO? tout en maintenant la même dose d’anesthésique pour amener un sommeil plus profond. Quels avantages peut procurer au malade un tel procédé qui permet de donner l’anesthésique à dose minime et parfois insignifiante ! Les organes d'élimination sont ménagés, les nausées et les vomissements disparaissent, le choc post-opératoire, Pirritation bronchique, facteur prédisposant des complications pulmonaires sont moins à redouter ; le réveil plus rapide laisse au patient un souvenir moins désagréable, l’acte opératoire n’étant plus troublé par les à-coups d’une anesthésie mouvementée se déroule dans les conditions les plus satisfaisantes.

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