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IV. —— Diminution de l’encombrement bronchique

Nous verrons dans le chapitre des suites opératoires et surtout des complications pulmonaires l'importance considérable de ce facteur. CO? agit efficacement contre un pareil danger. Il entraîne :

1° Une diminution de l'irritation bronchique. En effet, la concentration des vapeurs anesthésiques reste plus faible pour une anesthésie d’égale profondeur. La durée totale de l’anesthésie est diminuée, sa période de début étant considérablement raccourcie. En outre, l’anesthésique s’élimine rapidement. Voici des faits dont on ne saurait nier l’importance quand il s’agit de l’éther, irritant certain des voies respiratoires. On ne voit plus ces malades qui à la fin de l'opération restent cyanosés, le nez et la bouche obstrués par des mucosités abondantes.

2° Action microbicide. Pour Coryllos, le CO? liquéfie les mucosités bronchiques et joue un rôle antiseptique vis-à-vis du pneumocoque, aérobie par excellence.

3° Expulsion des exsudats bronchiques. Pendant et après la narcose, l'expulsion de ces exsudats est rendue très difficile. L’anesthésie des bronches supprime le réflexe bienfaisant de la toux. L’hypoventilation pulmonaire permet, nous le verrons, l’occlusion plus ou moins complète de certaines parties de l’arbre bronchique ; les exsudats Stagnent dans les voies

aériennes. CO?, facteur d'hyperventilation, en permet l'expulsion.

Atre

Il n’est pas inutile de rappeler à ce sujet l'expérience de Brown ; cet auteur examine directement au bronchoscope les effets de CO? qu’il fait parvenir dans les bronches par le tube de l'appareil : « on peut voir les mouvements de l'arbre trachéo-bronchique augmenter peu à peu jusqu’à devenir très actifs ; les parois des bronches tendent à se rapprocher pendant l’inspiration et de cette manière les sécrétions qui y sont accolées s’en détachent facilement. Peut-être même l’occlusion temporaire de ces canaux, suivie d’un violent effort expiratoire, amène-t-elle l’expulsion des bouchons muqueux ».

Brown a constaté également la pâleur de la muqueuse des bronches et il a la conviction que CO, en favorisant sa décongestion, amène la diminution de l’irritation bronchique.

Nous nous réservons de souligner au chapitre des complications pulmonaires post-opératoires l’importance extrême de pareils faits.

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