‹ Les Injections Continues D'InsulineChapitre 12 sur 21 · LES DU · texte numérisé non relu

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sivement sur des chiens dépancréatés en injectant l’insuline par la veine jugulaire.

HoLm à injecté un seul chien; il a trouvé que la dose de 0,02 unité d'insuline par kg./h. était suffisante pour maintenir la glycémie à un taux normal d’une façon prolongée.

Houssay et ses collaborateurs arrivèrent à ce même résultat en injectant à 31 chiens des doses de 0,01 à 0,02 unité d'insuline par kg./h.; pour une autre série comportant 21 chiens dépancréatés la veille de l’expérience, 1l fallait injecter des doses d'insuline comprises entre 0,03 et 0,05 unité pour obtenir le même effet.

Nous voyons donc que la dose limite hypoglycémiante d'insuline chez le chien normal est du même ordre de grandeur que le taux d'insuline qui maintient chez le chien dépancréaté la glycémie à un chiffre normal, l'injection étant faite dans les deux cas par la même voie intra-veineuse périphérique.

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Après avoir effectué chez le chien ces recherches sur les injections intra-veineuses continues d'insuline, nous nous sommes crus autorisés à appliquer la méthode à l’homme; nous avons divisé notre étude en deux parties :

L'une, dans laquelle nous avons établi la dose limite hypoglycémiante de l'insuline chez l’homme normal;

L'autre, où nous avons appliqué les injections intra-

veineuses continues d'insuline au traitement des dia-

bétiques.

Recherche de la dose limite hypoglycémrante de l'insuline

Nous avons choisi pour cette étude des sujets normaux, c'est-à-dire des sujets ne présentant aucun trouble apparent du métabolisme des glucides; nous les avons placés dans les conditions basales de repos, de jeûne et de neutralité thermique, afin d'éviter les facteurs qui peuvent modifier la glycémie en dehors de l'injection.

Nous n'avons évidemment étudié la dose limite hypoglycémiante de l'insuline que par la voie intraveineuse périphérique.

Nous avons employé la même insuline que chez le chien, diluée dans du sérum physiologique et intro-

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duite dans une veine du pli du coude; les injections ont toutes été faites suivant la technique expliquée précédemment, sur un rythme à peu près uniforme et à raison de 30 à 50 cc. de liquide à l'heure.

Une première prise de sang de contrôle était effectuée immédiatement avant l’injection et à l’endroit même de celle-ci; les prises de sang suivantes avaient lieu, au bras opposé, toutes les 1/2 heures pendant la durée des injections.

Injection de sérum physiologique seul. — Nous avons voulu instituer ce premier groupe d’injections afin de nous rendre compte des variations que subissait le taux du sucre sanguin sous l’action du sérum physiologique, vecteur ultérieur d'insuline ; nous avons opéré exactement dans les mêmes conditions que pour les injections ultérieures de cette hormone.

Six sujets ont été injectés à des vitesses variant de 30 à 100 cc. à l'heure; pour 4 d’entre eux, les vitesses ont été constantes pendant toute la durée de l'épreuve; pour les 2 autres, deux vitesses différentes ont été effectuées, chacune pendant une heure, durant la même séance. :

Le tableau suivant montre les résultats que nous avons constatés :

Injection de sérum physiologique Glycémie en gr. p. 1000

CR OU DS ae | 2 fe —

Vitesse au cours de l’injection, au bout de d'injection AA

Nom (c.c. par heure) l'injection 1/2heure 1 heure 1 h.12 2 heures Jeter 100 0,90 0,88 0,88 0,89 0,88 A CRE. 70 et 100 0,74 0,73 0,74 (Oil 0,70 Pit 55 et 95 0,86 0,80 0,82 0,83 0,83 JOUER 60 0,74 0,71 ONE 0,70 0,74 Dore 30 5,76 0,85 0,86 0,76 0,79

HOr--e 80 0,79 0,83 0,82 0,83 0,81

PR0o0 EE

Ce tableau permet de conclure que l'injection de sérum chloruré isotonique n’a pas d'action sur la glycémie de l’homme normal, tout au moins pendant le temps de 2 heures qu'ont duré les injections, puisque les modifications du taux du sucre sanguin CONStatées ne dépassent pas la limite des variations physiologiques ; celles-ci sont en effet pour tous les malades, sauf Dor..., de +0 gr. 03 par litre; la variation est plus importante chez Dor..... , mais ce malade présentait un certain degré d’hypertension, ce qui peut expliquer les variations spontanées de la glycémie un peu plus importantes.

Nous constatons de plus que, contrairement à ce qui se passe chez le chien, la glycémie chez l’homme à jeun présente une stabilité beaucoup plus grande, ce qui va nous permettre une appréciation plus facile des résultats obtenus après injection d'insuline.

Injection continue d’Insuline. — Nous avons étudié 9 sujets sur lesquels deux séries d’injections ont été pratiquées :

1° Les six premiers ont reçu en plusieurs séances différentes doses d'insuline comprises entre 0,005 et 0,02 unité par kg./h., la dose injectée étant constante pendant toute la durée de l'injection ;

2° Les trois suivants ont reçu une seule et même dose : 0,01 unité par kg./h.

Les résultats de ces épreuves figurent au tableau Suivant :

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