PRE
Dour
Injection d'insuline diluée dans du sérum physiologique
Mets
ina.
Han.
CON NRRE
On constate ainsi que dans :
Dose injectée en unités par kg.-h.
Avant l'injection 0,93 0,89 0,86 0,91 1,02 0,80 0,90 0,85 0,83 0,90 0,78 0,87 0,79 0,82 0,91 0.80
Glycémie en gr. p. 1000
Re
{Neutre 1h. 42" 3heures 1
ee — 5 au cours de l’injection, ou bout de "ue EE
Dose imite
0,87 0,85 0,60 0,86 0,92 OT 0,78 0,75 0,82 0,82 0,74 0,74 0,75 0,61 0,76 0,81 0,68
1 cas la dose de 04,005 d'insuline p. kg./h.
n'abaisse pas le taux glycémique.
1 cas la dose de 0,006 d’insuline p. kg./h.
n'abaisse pas le taux glycémique.
8 cas la dose de 0%,01 d'insuline p. kg./h.
a produit un abaissement de la glycémie
3 cas la dose de 04,015 d’insuline p. kg./h.
a produit un abaissement de la glycémie
1 cas la dose de 01,024 d'insuline p. kg.jh.
a produit un abaissement de la glycémie chez 1 sujet.
1 cas la dose de (%,035 d'insuline p. kg./h.
a produit un abaiïissement de la glycémie
2 cas la dose de 0%,02 d'insuline p. kg./h.
a produit un abaissement de la glycémie
chez 4 sujets.
chez 3 sujets.
chez 1 sujet.
chez 2 sujets.
Ce tableau montre que pour des doses d’insuline au-dessous de 0,01 unité par kg./h., l'injection ne pro-
duit aucun abaissement du taux de la glycémie; pour la dose de 0,01 unité par kg./h., on note un abaïssement dans la moitié des cas et pour les doses comprises entre 0,01 et 0,02 unité, l’abaissement a lieu dans tous les cas (7 fois sur 7).
EN CONCLUSION, nous pouvons admettre que la dose limite hypoglycémiante d'insuline introduite par voie intra-veineuse périphérique chez l’homme est comprise entre un et deux centièmes d'unité par kilogramme et par heure.
On constate que cette dose est environ 5 fois plus faible que celle que nous avons observée chez le chien; nous ne pouvons cependant pas en déduire une plus grande sensibilité de l’homme à l'insuline car nous n'avons pas conduit nos épreuves rigoureusement dans les mêmes conditions, dans les deux cas : en effet, alors que les chiens étaient anesthésiés, les sujets se trouvalent en état de veille; nous ne pouvons donc pas exactement mettre en parallèle ces deux séries de résultats.
En résumé, nous avons constaté jusqu'alors que la dose limite hypoglycémiante d'insuline varie avec la voie d'introduction de cette hormone :
Chez le chien, elle est de cinq centièmes d’unité par kg./h. pour la voie intra-veineuse périphérique, de huit millièmes à un centième d'unité pour la voie mésentérique et de cinq millièmes à un centième pour la vole intra-artérielle.
Chez l’homme, la dose limite par voie intra-veineuse périphérique est de un à deux centièmes d’unité d’nsuline par kg. et par heure.
De plus, la dose que nous avons trouvée pour la voie
intra-veineuse périphérique est à peu près semblable à celle que d’autres auteurs ont obtenue comme nécessaire, en injection continue, au maintien de la glycémie à un taux normal d’une façon prolongée. On peut admettre que dans ces dernières expériences, l’injection se substitue à la sécrétion pancréatique normale; ainsi donc, la quantité d'insuline représentée par la dose limite hypoglycémiante, serait celle que sécrète normalement le pancréas du chien par kilogramme de poids d'animal et par heure.
On peut même admettre que cette dose minima établie pour la voie périphérique dépasse encore le taux de la sécrétion normale; en effet, le pancréas déverse l’insuline non dans une veine périphérique mais, par l'intermédiaire de la veine pancréatique, dans la veine porte; or, par la voie mésentérique qui conduit à cette dernière, nous avons vu que l’activité de l’insuline est plus grande; il est de même probable que la dose nécessaire au maintien, chez un chien dépancréaté, de la glycémie à un taux normal d’une façon prolongée, est plus faible par cette voie que par la voie périphérique ; elle serait probablement de l’ordre de 0,01 unité par ko./h.
Remarquons que cette dose a été obtenue chez des chiens anesthésiés au chloralose; elle n’est peut-être pas valable chez les animaux en état de veille.
Si nous tenons le même raisonnement en ce qui concerne les résultats obtenus chez l’homme, le chiffre de 0,01 à 0,02 unité serait donc lui aussi supérieur au taux de la sécrétion insulinique normale; cette sécrétion serait alors de 0,005 unité par kg./h.
Quelle est donc la quantité totale d'insuline sécrétée chez un homme de 60 kgr. en une heure ?
Elle serait de :
0,005 unité x 60 — 0,3 unité par heure.