‹ Les Injections d'alcool dans les pneumopathiesChapitre 16 sur 32 · TUBERCULOSE PULMONAIRE · texte numérisé non relu

TUBERCULOSE PULMONAIRE

Jusqu'en 1938 la tuberculose pulmonaire était considérée comme une des rares pneumopathies dans lesquelles Palcool intraveineux, loin d'apporter une amélioration, provoquait des accidents. L'alcool I. V. congestionne, en effet, le parenchyme pulmonaire, il peut réveiller une tuberculose endormie où provoquer des hémoptysies.

Poursuivant des études commencées en 1905, Georges Rosenthal a appliqué l’alcoolothérapie à cette catégorie de tuberculeux chez qui le traitement médical a été inefficace et qui ne peuvent bénéficier ni du traitement chirurgical, ni du pneumothorax.

Rosenthal injecte en plein poumon, chez ces « tuberculeux de rebut », des doses minimes d'alcool (2 à 3 em) et il obtient les résultats suivants : l’alcool assèche les sup-

purations bronchiques, provoque et hâte la tendance à la sclérose.

L'alcool agit en produisant au point d'injection une irritation du parenchyme pulmonaire qui réagit en se sclérosant; cette action directe est doublée d’une irritation des terminaisons nerveuses qui provoque une sclérose diffuse.

Le seul inconvénient de la méthode est le danger d’hémorragie par lésion d'un vaisseau ; pour léviter on se trouve bien d'employer un trocart mousse, ce qui diminue les risques de perforation vasculaire ; ces risques ne sont pas, d’ailleurs, plus grands que ceux que l’on court en injectant au lipiodol des cavités pulmonaires, opération, sinon fréquente, du moins pratiquée de temps en temps.

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