CANCER DU POUMON
Les observations de cancer du poumon traitées par les injections intra-veineuses d’alcool sont rares. Thursz a constaté chez l’animal une légère régression des tumeurs cancéreuses. MM. Manceaux, Fangeaux et Boukeloua ont publié, en 1934, l’histoire d’un homme de 66 ans, atteint d’un cancer de la base pulmonaire droite, il présentait une expectoration abondante et une toux fréquente avec une fièvre à 38°5 et un état général très touché. Ce malade, qui semblait à la dernière extrémité et refusait de s’alimenter, reçut trois injections d'alcool à 20 %. Dès la deuxième injection, le malade demanda à être alimenté, il put même se lever, la température redevint normale, mais l’expectoration ne se tarit pas. Après une période d'amélioration très nette d’une durée de vingt Jours, son état empira subitement et il fut emmené dans sa famille dans un état déespéré.
L'alcool intraveineux peut donc, même pratiqué à la phase ultime d’un cancer du poumon, être d’une grande utilité par son effet tonique.