OBSERVATION XV
Service de M. le D' Bousquer.
Marie L..., 63 ans, lit 22, salle 3.
Lacunaire. Très constipée. Ne va à la selle que tous les huit jours, et encore avec purgation ou infusion de bourdaine.
Le 7 février, la malade n'a pas été à la garde-robe depuis quatre jours. À 10 h. 30, nous lui injectons 5 ec. d’infusion de séné à 10 p. 100. Pas de selle.
Le 8 février, pas d'injection, pas d'évacuation.
Le 9 février, à 9 h. 30, une selle très abondante, molle. À 11 heures, nous faisons une deuxième injection de 5 ec. de l’infusion de séné.
Le 10 février, à 6 h. 30, une selle normale, molle, bien moulée
OBservarIoN XVI
7 Û » " Service de M. le D' Bousouer.
Marie L..., 60 ans, lit 5, salle 3.
Néphrite hypertensive (peu d’albumine, 0 gr. 20). Tension artérielle, 43-28. Constipation opiniâtre durant depuis très longtemps et entretenue par sa profession d'artiste. La malade prend toutes sortes de laxatifs. Régime presque exclusivement lacté.
Le 7 février, à 10 h. 30, nous lui faisons une injection de 5 ec. de l'infusion de séné. À 2 heures de l'après-midi, une évacuation très dure, assez abondante. Pas de coliques.
Le 8 février, pas d'injection, pas de selle.
Le 9 février, à 41 h. 30, deuxième injection de 5 cc. de séné. À 2 heures de l'après-midi, la malade expulse avec beaucoup de peine un énorme bouchon de matières fécales; après quoi, elle se sent très soulagée.
Le 10 février, le séné semble donc bien avoir agi au point de vue péristaltisme, mais comme les matières sont extrêmement dures et que la malade est très hypertendue, nous décidons alors d’injecter, à 10 heures, 1 ce. de la solution de sulfate de magnésie à 10 p. 100. A 4 heures du soir, la malade à une évacuation moins dure, assez abondante
Le 11 février, à 10 heures, injection de 6 ce. de la solution à 10 p. 100 de sulfate de magnésie. Pas d'évacuation,
Le 12 février, pas de piqüre, pas de selle.
Le 13 février, une évacuation molle assez abondante le matin. Pas d'injection. À 4 heures du soir, la malade à une deuxième selle molle.
Mais à la suite de ces injections que nous interrompons, notre malade recommence à aller irrégulièrement à la garde-robe à cause
du régime extrêmement sévère (lait, riz au lait) qu'elle suit.