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et par conséquent les poisons fixés sur eux : le sérum artificiel compense par la suite la déperdition du sang d'abord, puis s’il est injecté en quantité considérable, relève la tension et consécutivement le pouvoir de filtration du rein. C’est là ce que l’on appelle le lavage du sang, la saignée transfusion ou le lavage antitoxique du sang.
Elle est cependant à proscrire de façon absolue chez les hypertendus, chez les cardiaques, le brigthiques, les cirrhotiques, les sujets porteurs d’un épanchement inflammatoire et ceux atteints de congestion pulmonaire.
Lorsque la perméabilité du rein est imparfaite ou douteuse il est indiqué, après avoir pratiqué une saignée copieuse de remplacer le sérum physiologique, par une solution physiologique sucrée (glycose ou lactose) CH. Richet a démontré que le pouvoir diurétique des sucres est considérable, inversement proportionnel à leur poids moléculaire.
Les sérums utilisés sont isotoniques (glucosé à 47 p. 1000, lactosé à 92,50 p. 1000), ou hypertoniques (à 15 ou 25% voire 300 p. 1000). Les sérums sucrés isotoniques agissent par lavage du sang, les hypertoniques par deshydratation.
Richet, Albertoni, Lamy et Meyer sont arrivés à introduire 15 gr. de glucose par kg sans accident. Les sérums hypertoniques ont une action cardiotonique manifeste, et sont très nutritifs, ils produisent une diurèse abondante et rapide par hypertension artérielle. Ils ont donné lieu en médecine humaine à des accidents qui font qu’on ne les doit utiliser qu'avec circonspection en
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se rappelant surtout qu'il faut les injecter très lentement.
L’administrations du sérum artificiel par voie veineuse ne s’accompagne d'aucune variation dans la formule leucocytaire et d’aucune élévation de la température ; son action est purement mécanique. Jamais on n’eut à signaler ni pendant ni immédiatement après l’injection soit une dyspnée accentuée soit l’irrégularité ou la faiblesse du coeur, soit des frissons ou des tremblements..Jamais dans la suite on ne remarqua des troubles d’une fonction importante ni de secrétion ni d’excrétion qui eut pu faire penser à une action défavorable de la solution de chlorure de Na.
La voie d'administration de choix est la voie endoveineuse. Injecté sous la peau sa résorption est lente et suivie d’oedème au point d'injection. De plus il faut faire un très grand nombre d’injections. Par l'injection intraveineuse l'absorption est immédiate et complète, le lavage du sang est plus direct. Les fonctions sont stimulées immédiatement et énergiquement. On remarque en effet pendant l'injection au bout de quelques minutes, de la salivation peu abondante accompagnée de mouvement de déglutition. Lors de dose massive on peut cependant noter vers la fin de l’injection des troubles légers dûs à la surabondance momentanée de l’ion sodium : en même temps que la salivation, on observe des tremblements musculaires, de la fièvre, de la glycosurie et de l’oedème (Nicolas).
Le nombres des injections varie suivant les cas et suivant l'effet produit.
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Dans tous les cas le liquide sera tièdi à 37° et rigoureusement aseptisé par une ébullition suffisamment prolongée.
La condition principale du mode d'injection est de pousser lentement.