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par sa brusquerie et son intensité des manifestations souvent nulles qu’elle avait occasionné la premiêre fois.
Widal et ses élèves rattachent le choc anaphylactique à des phénomènes de colloïdoclasie cellulaire. Kopacewski attribue les désordres physiologiques qui l’accompagnent à des variations dans la tension superficielle du sérum. Lumière considère le choc anaphylactique comme dû à la formation de floculats dans le sérum des animaux soumis à l'injection déchaînante d’albumine étrangère ; les particules floculées produiraient une excitation mécanique des capillaires des centres nerveux d’où résulterait une vaso-dilatation réflexe cérébrale et viscérale avec toutes ses conséquences cliniques.
Les phénomènes anaphylactiques s’observent en particulier au cours du traitement sérique de certaines maladies et quand le sujet malade appartient à une espèce différente du sujet producteur de sérum. Les injections de sérum animal à l’homme faites dans un but thérapeutique engendrent bien souvent des réactions plus ou moins intenses de l'organisme : fièvre, tachycardie, dyspnée, erythême, arthralgie, céphalée, troubles gastro-intestinaux, albuminurie.
En ce qui concerne la médecine équine la sérothérapie spécifique ne souffre aucune contre-indication. Les sérums utilisés chez le cheval sont de provenance équine et le praticien ne court en les administrant à ses malades aucun risque d'effets fâcheux relevant de la toxicité propre d’un sérum hétérologue ou de l’état d’anaphylaxie sérique de son malade.
Il en est tout autrement dans les cas d’injections intra-
Maspoli 6