‹ Les Injections IntraveineusesChapitre 23 sur 27 · ANÉMIES · texte numérisé non relu

ANÉMIES

Préconisée en médecine vétérinaire par Marchal Dellis, Brunet, Lancéleur, Porcher, Kauffmann, la médication cacodylique a été mise en oeuvre dans l’asthénie et l’anémie et a toujours donné d’excellents résultats chez les convalescents de maladies graves. « La médication arsénicale est indiquèe dans tous les cas où il est néces- Saire de relever la nutrition, que la cause de la déchéance de l’organisme soit spécifique ou non : c’est ainsi qu’on

interviendra à la période de défervescence pendant la convalescence ou lorsque l'affection se prolonge en tendant à devenir chronique, dans les maladies infectieuses graves du cheval; pneumonies, pleurésie, fièvre typhoïde, anasarque, et du chien : typhus, entérites, mortalités diverses de la maladies » (Porcher).

Tous ces auteurs ont indiqué des doses nettement insuffisantes chez le cheval, pour stimuler les fonctions cellulaires. A la suite des travaux de Ravaut et Maréchal, Marcenac a eu recours pendant la guerre à cette médication pour mettre en état dans le plus bref délai possible, les sujets anémiés et surmenés. Il a employé systématiquement la voie intraveineuse et a obtenu des résultats appréciables avec les doses suivantes : 3 gr. par jour au moins, pendant des séries de 15 jours (soit un total de 45 gr. par série). La conduite du traitement et la progression des doses dans les conditions indiquées ci-dessous donnent des résultats encore plus nettement satis-

faisants :

POMOUR RE RTC se ei 3 grammes.

PMU 28 PR re 6 grammes.

DO 9 grammes. HRIOUL. ou ou pre 12 grammes.

MOUSE oeil 12 grammes.

MRC NE OP in 9 grammes.

LU MIO tu dope: 6 grammes.

LORIE tra x 3 grammes.

soit 60 gr. en 8 injections pendant 15 jours. Dans tous les cas un repos de 10 à 15 jours est nécessaire entre Îies

séries de médication. L'action toute spéciale du néoarséno-

benzène sur les organes hématopoïétiques, action qui se traduit par une hyperglobulie manifeste a été utilisée par Douville dans les anémies du chien.

Ces affections plus fréquentes chez les jeunes que chez les adultes, guère reconnues que dans les services hospitaliers sont liées généralement à des hé]menthiases intestinales (ankylostomose) ou elles sont symptomatiques de diverses affections viscérales chroniques (piroplasmose).

Douville signale 4 cas dont l’origine de la déglobulation était inconnue ; il a assisté, en l’espace de quelques semaines à une amélioration très appréciable par des injections hedomadaires de néoarsénobenzène.

Panisset et Verge signalent également les effets reconstituants du néoarsénobenzène à la dose de 5 à 10 cg par kg. « Au bout de quelques semaines, une semaine parfois, l'amélioration générale est manifeste. Le poil devient luisant, l’animal augmente de poids ».

CORYZA GANGRENEUX

En Suisse le Dr. Wyssmann enregistre des guérisons inattendues en utilisant après une saignée abondante les injections sous-cutanées d’atoxyl (dose : 1 gr par jour pendant 8 à 10 jours). Sur 8 cas traités il obtient 7 guérisons.

L'exemple est suivi en Suède et en Allemagne où on substitue à l’atoxyl le néoarsénobenzène en injections intraveineuses.

La relation de Persson et les succès enregistrés par Altmeyer sont de nature à engager les vétérinaires à

essayer ce reméde. Dans une exploitation où déjà 10 génisses ont succombé au coryza gangréneux, malgré un traitement symptomatique rationnel, Persson sauve les individus restant avec une ou deux injections du médicament.

Altmeyer obtient 4 succès sur 4 malades, présentant les signes classiques de l’affection (5 à 6 gr.)

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