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dicament énergique peuvent être évités ou tout au moins atténués soit par la lenteur du débit de l'injection, soit par la dilution plus grande de la solution injectée.
M. Moussu fait remarquer également que «l’on peut avoir des résultats immédiats très différents avec le même médicament utilisé en injection intraveineuse suivant le degré de concentration de la solution, la vitesse de l'injection, et même le sens de l’injection. Les solutions trop concentrées peuvent agir par contact direct sur l’endocarde, avec réflexe d’inhibition du côté des centres moteurs cardiaques, arrêt du cœur et syncope consécutive ou mort.
L'injection trop rapide peut produire des effets identiques parce que la dilution dans la masse sanguine n’a pas eu le temps de s'effectuer, alors que ces conséquences ne se présentent pas, si l'injection est faite très lentement
En utilisant des canules de faibles dimensions, la pointe tournée vers la périphérie et non vers le cœur, la colonnette de liquide se trouve tout de suite brisée par le courant sanguin de sens inverse, et intimement mélangée à la masse du liquide nutritif ; tandis quesi l’injection est faite vers le cœur, comme lors de la rencontre des eaux de deux courants de même direction, le mélange ou la dilution ne se font pas tout de suite et l’action directe de la solution médicamenteuse sur l’endocarde peut être à redouter ».
L'injection terminée, il est nécessaire de laisser s’écouler une petite quantité de sang par l'aiguille implantée dans la veine, pour éviter d'abandonner dans le tissu conjonctif périveineux le liquide, parfois irritant, resté dans l’aiguille.