‹ Les inscriptions assyriennes et l'Ancien TestamentChapitre 2 sur 7 · LM AR · texte numérisé non relu

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retrouvés en Égypte répandent sur le séjour des Hébreux dans ce pays, sur les temps de l’Exode, sur l’établissement des Philisiins dans le pays de Canaan, sur la prise de Jérusalem par le roi Sheshonk ou Sisak, peu aprés la mort de Salomon, sur l’état de l'Egypte à l’époque des prophètes Hosée et Esaïe, qui font si fréquemment allusion à cette grande puissance. Je vous aurais rappelé que notre illustre compatriote, M. Chabas, prétend, et non sans de grandes apparences de raison, avoir retrouvé le nom des Hébreux sous la forme Aperiou dans certains manuscrits, en caractères hiératiques déposés. au Musée de Leyde (1). J'aurais essayé de vous dépeindre les troubles politiques et religieux qui paraissent avoir précédé en Egypte le départ du peuple d'Israël. Je vous aurais montré qu'un assez grand nombre de mots et de coutumes mentionnés dans les livres de Moïse s’expliquent par la langue et par les coutumes des anciens Egyptiens, et contribuent ainsi à confirmer le caractère historique de ces livres, où du moins de la portion de ces livres où ils sont rapportés. Je vous aurais signalé dans le roman des Deux Frères, qui nous a été conservé dans un ancien papyrus connu sous le nom de papyrus d'Orbiney, et a été traduit en trés-grande partie par M. de Rougé, des scènes et des iralts de mœurs qui rappellent d’une manière surprenante les aventures de. Joseph dans la maison de Putiphar. Je vous aurais parlé de ces récits de conquêtes et de voyages, de ces listes de villes ou de peuples, qui nous font connaître la géographie de l’Asie occidentale, du nord de l'Afrique, du sud de l’Europe, mais en particulier ( ce qui nous intéresse davantage ) la géographie du pays de Canaan à différentes époques, dont quelquesunes sont fort antérieures à l’invasion des Hébreux, et où l’on retrouve les noms de plusieurs villes et peuplades mentionnées fréquemment dans l’Ecriture sainte. . Je vous aurais parlé de ces sculptures de Médinet- Habou, accompagnées d'inscriptions hiéroglyphiques, où l’on voit les Péleshtas et les Tsécarou, c’est-à-dire, suivant toute probabilité, les Pélasges et les Teucriens, vaincus par Ramsès III (1200 ans avant notre ère), au moment où, après avoir envahi l’Asie antérieure,

(1) Mélanges égyptologiques ; I, p. 42-54, Recherches pour servir à Phistoire de la XIX° dynastie, p. 99, 142. ;

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ils se préparaient à pénétrer en Egypte (); j'aurais essayé de vous faire entrevoir les conséquences qui découlent de ces remarquables monuments en ce qui concerne l'origine des Philstins, dont je n'hésite pas, quant à moi, à ‘identifier le nom à la fois avec celui des Péleshtas des hiéroglyphes et avec celui des Pélasges : ; je me serais efforcé de démontrer qu’ils appartenaient à la‘même race que les Ioniens et les Grecs, et que lorsqu'un ancien prophète parle des «enfants de Javan (@) » c'est d'eux en réalité qu’il s’agit, et non des Grecs d'Europe, d'Asie mineure ou des îles de la Méditerranée, comme on l’a cru Jusqu'ici. Je vous aurais rappelé la belle découverte de Champollion lorsque, sur un des murs de la grande salle hypostyle de Karnak, il reconnut, parmi les noms de 126 villes que le roi Sheshonk se vantait d’avoir conquises, plusieurs villes de la Palesüne, et soupconna celle de Jérusalem sous le nom dé Zoudah-malk, c'est-à-dire, vraisemblablement, Juda la royale, confirmant aimsi d'une manière remarquable un événement important de l’histoire du peuple d'Israël, déjà connu par l'Écriture sainte (3). Je vous aurais montré quel jour nouveau la longue inscription du roi éthiopien Pi-ankhi-méri-Amon, découverte en Nubie par M. Mariette, jette sur l'état politique de l'Egypte au temps d Ésaie et quel fruit l'interprétation de certains discours de ce prophète peut en retirer. Je vous aurais parlé de ces proverbes de Phtah-hotep qui remontent jusqu'aux premiers temps de la monarchie égyptienne, et qui offrent tant d’analogies avec ceux de Salomon. Je vous aurais signalé les ressemblances qui existent aussi entre la poésie ou la prose poétique des anciens Egyptiens et celle des Hébreux, qui procédaient l'une et l’autre par distiques à membres parallèles. J’aurais en un mot essayé de vous faire comprendre l'utilité de l’étude des documents hiéroglyphiques pour lintelligence de l'Écriture sainte, pour l’histoire du peuple hébreu, la géographie de la Palestine, la critique des livres sacrés et même pour la critique du texte biblique. Ce dernier point vous étonne peut-être, et vous vous

(4) Voir Chabas, Etudes sur l'antiquité historique, p. 316 et suiv. ; Recherches pour servir à Phistoire de la XIX° pouss p. »1 et Suiv.

‘2) Zach. IX, 43. p. 5-7.

(3) I Rois, xrv, 25-35 ; II Chron., xnt, 4-9.

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demandez comment la connaissance de la langue et des coutumes de l’antique Egypte peut nous renseigner sur la meilleure lecture d’un texte hébraïque. Permettez-moi donc de vous en citer un exemple, que j'emprunte à notre éminent égyptologue M. Chabas (1). Vous vous souvenez qu’il est dit dans la Genèse (x1vrr, 31) que Jacob mourant, après avoir fait jurer à son fils Joseph de ne. point l’enterrer en Egypte, mais de le transporter dans le sépulcre de ses pères, « adora ox se prosterna sur le chevet du lit;» mais vous savez aussi que l’épitre aux Hébreux (xt, 21), citant le même passage d’après la version des Septante, dit que Jacob « adora sur le haut de son bâton. » Le texte original comporte en effet ces deux traductions si différentes, suivant qu'on prononce le dernier mot MiTtàH avec les Masoréthes ou MaTteH avec les interprètes alexandrins. Mais quelle est la meilleure, et que signifie proprement cette phrase obscure, c’est ce qu’il n’était pas facile de décider jusqu'ici avec certitude ou seulement avec quelque probabilité. Or, le papyrus Abott, qui contient le récit d'une enquête judiciaire et d’un jugement relatifs à des violations de sépultures et à des vols commis sous le règne de Ramsëés IX, plus de mille ans avant notre ère, nous révèle un curieux détail de mœurs, de nature à jeter quelque lumière sur le texte en question. Un ouvrier appelé à témoigner en justice, avant de faire sa déclaration, jure par la vie du seigneur royal et «se place sur la tête du bâton,» c’est-à-dire évidemment devant le haut du sceptre, insigne habituel du commandement, que le magistrat chargé de l'enquête tenait étendu devant lui pour cette formalité. Il est donc infiniment probable que les traducteurs alexandrins, mieux infor- més des coutumes de l'Egypte, nous ont conservé le vrai sens du texte hébreu, et que le patriarche, en s’inclinant ainsi, non pas sur son propre bâton, comme on explique en général la traduction grecque, mais sur le bout supérieur du sceptre de son fils, voulait donner une marque de respect et de soumission au représentant du souverain de l'Egypte. Remarquez en même temps combien ce détail jusqu'ici incompris confirme la vérité de cette étonnante histoire de Joseph, que plus d'un critique n’a pas craint de traiter de légende.

(1) Mélanges égyptologiques, 3° série, t. I, p. 92.

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Mieux l'Egypte ancienne sera connue, et mieux nous comprendrons les portions de l'Écriture relatives à cette puissante nation, avec laquelle le peuple d'Israël fut si souvent en contact. Les recherches des égyptologues ont déjà beaucoup fait dans ce sens, et il nous est permis d'attendre encore davantage des découvertes de l'avenir. Mais je ne puis entrer ici dans plus cle détails : ni le temps dont je dispose, ni mes connaissances ne me le permettent, et je ne yeux pas non plus m’exposer à lasser votre patience.

J'aurais voulu vous entretenir aussi des explorations dont la Palestine est le théâtre, et des inscriptions antiques découvertes dans le pays de Moab, en Phénicie, en Arabie, à Hamath, inscriptions dont quelques-unes sont très-importantes, non-seulement par les renseignements qu'elles nous donnent sur l’histoire et la religion de peuples dont il est souvent question dans la Bible, mais aussi pour l’histoire du peuple hébreu lui-même, et pour l'intelligence des livres saints. Il m'eût été fa cile de vous montrer quel jour nouveau l'inscription de Mésha, roi de Moab, retrouvée à Dibon, à l’orient de la Mer Morte, jette sur le 3° chapitre du second livre des. Rois, sur l'histoire du royaume d'Israël au temps d’'Akhab et de Jéhu, sur les reproches et les menaces que le prophête Amos, qui ne vécut pas très-longtemps après, adresse aux Moabites {I,1-3). J'aurais pu relever les ressemblances qui existent entre certaines prescriptions du Lévitique relatives aux sacrifices et celles . que nous fait connaître l'inscription phénicienne de

Marseille. Je vous aurais démontré, et, je m’assure, de manière à ne laisser aucun doute dans votre esprit, que la célèbre inscription du sarcophage du roi des Sidoniens, Eshmoun-azar, objet récemment de tant de controverses au sein de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, et dans laquelle un savant épigraphiste croyait avoir trouvé la doctrine de l’immortalité de l'âme et d’une sorte de béatitude céleste, ne contient rien de semblable, mais qu'en revanche elle exprime trés-clairement l'idée de la survivance des morts dans un séjour analogue au Sheol des Hébreux et à l'Hadès des Grecs, où les Rephaïm, c’est-à-dire Les Ombres, se reposaient dans une sorte de demi-existence

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des fatigues et des douleurs de l'existence terrestre (1). J'aurais essayé de résumer ce que les inscriptions phé-

(4) Puisque des influences qu’il est inutile de caractériser ont empêché jusqu'ici la publication de mon mémoire sur cette inscription et sur quelques autres textes phéniciens importants, qu'il me soit permis d'exposer ici brièvement les principaux résultats de mes recherches sur ce point. À la ligne 3 et à la ligne 43, je traduis le commencement de la phrase comme M. 7 unk, et je divise ainsi le reste : AZDMIT (1° pers. AE Ithpeel de la racine (araméenne) ZMEA, frapper, ) MibBeN AeL Mu, c'est-à-dire, « J'ai été frappé à mort par un ps » Ce qui prouve qu'Eshmoun-azar avait plusieurs fils. — EL. 5. « Qu ils ne cherchent point 1c2 de l'argent, car on n’a point SEE ici d'argent. » Je considère BN comme un adverbe, contracté pour BHeN, dans ceei ou ici dedans. — L. 6. « Qu'ils ne m’emportent point dans ce tombeau sur un autre tombeau. Quand même des hommes te (le) commanderaient, DR point à leur décret.(R. DIN, jugement, décret). — L. 7 ‘et 10. « Tout homme qui ouvrira le couvercle (littéralement le dessus) de ce tombeau. » me Ai et 22, « La postérité de cette royauté ou de ces hommes.» « Cette royauté et ces hommes. » De même aussi, par Mr MN t, dans l'inscription de Marseille, L 47. HMT — hébr. HMH, eux, ceux-là. Voir la preuve de cette identification dans mon ouvrage « Du Texte primitif des Psaumes, » p. 88, note, et dans la Revue théologique, n° de juillet 1874, p.53. — L. 16 et 47. (C’est nous) « qui avons construit les temples des dieux étlerneis et d’ Astarl]té.… et nous avons fait demeurer Astarté (en) des monuments magnifiques. Et c’est nous qui avons construit un temple à Eshmoun de la ville] sainte d’En-fadlel dans la montagne, et nous Pavons fait habiter des monuments magnifiques. » Je restitue à à la 1. 16 AITIaNiM VASTOR]T (car c’est 7 lettres qui manquent, ni plus ni moins), et a la I. 17 ASMu[N SR] QoDS$. Il y a des restes reconnaissables du R, etla lettre précédente ne peut avoir été qu’une lettre étroite et sans prolongement vers le bas de la ligne, soit un ain. Quant a SMiM, il ne peut pas, dans un pareil contexte, signifier les cieux; comme il n’est question que de temples dans tout ce qui précède etqui suit, et que SeM en hébreu signifie parfois monument, j'en conclus que ce mot a ici le même sens. Et je considère les deux verbes qui le précèdent comme des iphils (des racines SOuR et IaSaB, demeurer, habiter) construits avec double accusatif. — L. 49 et 20. « Nous les avons annexés (les territoires de Dor et de Joppe) au territoire du pays. première pers. pl. du parf. avec le suffixe NM. M LS d'hoe 2

‘aL sur, comme à la I. 6.

Je prends la liberté de signaler aussi à l’attention de ceux qui s occupent des textes phéniciens la traduction uns phrase, jusqu'ici incomprise, de l'inscription de Marseille, I. 5: B‘eGL AS QaRNoI LaM BaM HaCÇeR BAT UMaTtA, c ’est-à-dire "oe un veau dont les cornes ont (litt. que ses cornes à elles [est]) une hauteur incomplète, d’un at (courte mesure) et au-dessous »..:.. Je donne dans ce mémoire la traduction d’un assez grand or DEE d’autres textes mal expliqués jusqu'ici. Mais cela suffit, et au-delà.

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niciennes et puniques nous apprennent sur la religion de ce peuple, identique, sans doute, à celle des Cananéens, qui exerça sur les Hébreux, pendant si longtemps, une si funeste influence. Je vous aurais montré les Sidoniens envahissant, à plusieurs reprises, la plaine de Saron, ce « magnifique pays de blé » (comme üls le nomment), objet constant de leurs convoitises, et justifiant ainsi les imprécations et les menaces des prophôtes. Je vous aurais parlé des inscriptions, encore fort imparfaitement déchiffrées, de l'Arabie méridionale, qui nous réservent peut-être plus d’un renseignement curieux sur l'antique royaume de Saba et de ces inscriptions probablement hiéroglyphiques de Hamath, encore peu nombreuses etnon déchiffrées, mais qui, stellesse multiplient et si elles trouvent un jour leur Champollion, fourniront peut-être à nos successeurs des détails intéressants sur ce petit royaume, situé au nord de la Palestine, qui joua un certain rôle dans l’histoire du peuple d'Israël. Enfin, et surtout, je vous aurais entretenus des documents nouveaux et importants pour l’histoire biblique que le déchiffrement des inscriptions assyriennes a mis récemment entre nos mains.

Telle était d’abord mon intention, tel est le vaste champ que je voulais, Messieurs, vous faire parcourir à grands pas; mais je n'ai pas tardé à m’apercevoir qu'une pareille tâche était -trop au-dessus de mes forces, et qu'une si vaste matière dépasserait de beaucoup les limites ordinaires d’un discours. J’ai donc dû me restreindre, et, obligé de choisir entre les différents sujets que je viens de faire passer rapidement sous vos yeux, ja naturellement choisi, pour vous en parler un peu plus en détail, le plus important, le plus utile à linterprête des livres de l’ancienne alliance et à l'historien du peuple de Dieu. Ce sujet, c’est le dernier dont j'ai fait mention, ce sont les découvertes, pour la plupart trés-récentes, relatives aux anciens empires de PAssyrie et de la Chaldée, qui exercèrent, vous le savez, une action si décisive et si néfaste sur la destinée du peuple hébreu.

Je ne vous redirai point par quelle suite d'efforts et de travaux les antiques monuments de l’Assyrie et de la Chaldée ont été arrachés aux sables qui les recouvraient depuis vingt-cinq ou trente siècles, et transportés en

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partie dans nos musées. Qu'il me soit permis cependant de rappeler que l'initiative des fouilles appartient à la France. C’est en 1842 que M. Botta, consul de France à Mossoul, rendit à la lumière les palais de Khorsabad, à lorient du Tigre, un peu au nord de l'emplacement de Ninive. Le gouvernement anglais s’empressa de suivre l'exemple du gouvernement français, et MM. Layard, H. Rawlinson, Loftus, etc., ont successivement retiré des ruines de Ninive, de Babylone et de la basse Chaldée, de précieux débris déposés maintenant au Musée britannique.

Je n'essayerai pas non plus de vous exposer par quelle longue série de recherches, de comparaisons, de combinaisons, d’inductions patientes el réltérées, les savants anglais et français, mais surtout le révérend irlandais Hinck s, dont la perte est si regrettable, sir Henry Rawlinson et M. Oppert, sont parvenus à retrouver la clef de cette écriture étrange et au moins aussi compliquée que celle de l'antique Éey pte. Les inscriptions trilingues de Persépolis, de Nakch--Roustam et surtout celle de Béhistoun offraient sans doute aux investigateurs un point d'appui précieux, depuis que la première colonne, contenant le texte perse, avait été déchiffrée et interprétée par les travaux successifs de Grotefend, Rask, Lassen, Eugène Burnouf, Jacquet, Henry Rawlinson, Spiegel. Oppert. Mais il n’en est pas moins vrai que les difficultés étaient immenses. Cependant ces difficultés ont été résolues ou se résolvent les unes après les autres; et quoiqu'il reste encore dans les textes bien des passages obscurs, je ne crois pas téméraire de dire que le déchiffrement des Inscriptions assyriennes est au moins aussi avancé que celui des hiéroglyphes égyptiens, dont les débuts sont pourtant de beaucoup antérieurs. Et cela s'explique. Ce n’est pas que le système graphique des cunéiformes de la troisième espèce offre moins de difficultés que celui des hiéroglyphes ; il en offre autant, peut-être davantage : les déterminatifs si précieux, comme le nom lindique, pour déterminer le sens des mots, y sont moins nombreux ; la polyphonie y joue un rôle bien plus considérable ; les idéogrammes où hiéroglyphes proprement dits ne conservent plus dans lécriture cunéiforme aucune trace de la forme réelle de l’objet représenté, etc. Mais deux circonstances facilitent singulièrement la

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