‹ Les inscriptions assyriennes et l'Ancien TestamentChapitre 6 sur 7 · M ES · texte numérisé non relu

M ES

un don de leurs biens comme tribut de soumission (?) à ma souveraineté. Quant à Hézéqia lui-même, la crainte de mon attaque souveraine s’empara de lui et des soldats et de ses gens, des gens qu'il avait fait entrer pour défendre Jérusalem sa ville royale, et il consentit (à payer) les tributs : avec XXX talents d’or, DOCC talents d'argent, ..…… des pierres précieuses, des meubles, des peaux (?)...., il fit transporter après moi de grands trésors et ses filles, des femmes de son palais, des hommes et des femmes de harem (?), au milieu de Ninive la ville de ma souveraineté; pour donner des présents et faire sa soumission il envoya son ambassadeur. »

Il y aurait de nombreuses observations à faire sur ce récit, qui nous est parvenu en deux textes parallèles : dont je vous ai communiqué le plus complet. Maisje crains de fatiguer votre attention. Je me bornerai donc à dire que malgré quelques divergences faciles à apercevoir, le récit biblique et le récit assyrien se complétent, s'expliquent mutuellement et concordent dans les points essentiels. Il est probable que Sennakhérib se vante un peu et que sa victoire sur les Esyptiens à Altakou ne fut pas aussi complète qu’il le prétend; ce - fut apparemment une victoire analogue à celle de Pyr.hus, et à la suite de laquelle, bien loin d’être en état de poursuivre les ennemis, il put à peine se maintenir dans ses positions, — de sorte que, la peste ayant éclaté peu après dans son armée, il fut obligé de se retirer précipitamment. Quoi qu’il en soit, il ne pénétra point à Jérusalem, et à cet égard les deux relations s'accordent parfaitement. Elles s'accordent même sur le nombre des talents d’or et d'argent qu'Hézéqia dut . payer à Sennakhérib. D’après l’une et l’autre le chiffre des talents d’or fut de trente. IL est vrai qu’elles semblent au premier abord en contradiction sur le chiffre des talents d'argent, qui fut de 300 d’après la Bible et de 800 d’après le texte assyrien ; mais des recherches indépendantes ont établi que « Le orand talent des Hébreux et le talent faible de Babylone et de Le se trouvent précisément dans le rapport de 8 à 3. De sorte que cette contradiction apparente se résout en une parfaite conformité.

Mais s’il y a accord essentiel sur le fond des choses, il y a divergence, il faut l'avouer, sur l’époque de l’in-

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