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LE VESPÊRE DE XA.TART

née par une pointe Réadaptant sur l'inférieure, celle-ci en forme de Y très ouvert.

Stigmates en forme d'ellipse, au nombre de 0 paires placées de côté dans les replis supérieurs des mamelons latéraux, la première vers L'angle postérieur du prothorax, les huit autres sur les liuit premiers segments abdominaux.

Cette larve subit plusieurs mues sous terre et passe trois ans, croyonsnous, avant de se transformer en nymphe. Ce qu'il y a de certain, c'est que nous avons toujours trouvé en juin trois types de larve bien distincts par la taille : les petites, nées au printemps sans doute, les moyennes accomplinsanllcur deuxième année et les grandes leur troisième année.

Ce sont ces dernières qui nous ont donné les insectes

c •. , -vr i -i Fig. 66. — Larve de

parfaits en automne. Nous les avons élevées au moyen Yespems, grandeur

d'avoine semée sur la terre du bocal où nous les naturelle.

tenions enfermées. Comme nous le verrons plus loin, la larve du Vesperus

est en effet à peu près indifférente sur le choixde laracine dont ellesenourrit,

et c'est, croyons-nous, l'état physique du sol toujours biné, permettant aux

jeunes larves de s'enterrer facilement et joint à la présence d'écorces

soulevées facilitant les pontes, qui multiplie l'insecte dans les vignes.

« Dans la vie de la larve, dit M. Oliver, il y a tous les ans deux périodes d'activité, du 15 mars au 15 mai environ, et du 15 septembre à On octobre. C'est surtout à son réveil après l'hiver que la larve mange avec le plus de voracité; c'est aussi à ce moment que les dégâts occasionnés sont les plus apparents. La larve ne se nourrit donc ni pendant les fortes chaleurs, ni à l'époque des froids.

»Quand elle prend son repos, on la trouve assez profondément dans le sol, mais sans abri particulier. On la rencontre aussi quelquefois en hiver, immobile, presque à fleur de terre, mais dans les crevasses des vieillesouches ou sous l'angle formé par le pivot et une racine.

»La troisième année écoulée, la larve a pris un grand développement ; aussi va-t-elle se transformer bientôt en nymphe. Après la période d'activité printaniôre, elle forme une coque de terre assez profondément pour que les travaux de binage ne puissent l'atteindre. Là, elle passe à l'état de nymphe au moment des fortes chaleurs, en juillet ou en août. C'est ce qui explique le petit nombre de nymphes que j'ai pu récolter.

» De 1874 à 1878, je n'ai pu eu recueillir que trois (la première remise àM.Mayet, la seconde à M. Pellet, de Perpignan, l'autre à M. Planchon), tandis que j'ai acheté à mes vignerons plus de 8,000 insectes parfaits. »

3Î2 LE VESPÈP.E DE XATAIiT.

La nymphe (fig 67), dont nous n'avons pu donner la description qu'en 1875, sur l'exemplaire envoyé par M. Oliver, rappelle les formes de l'insecte parfait. Le corps est blanc, glabre ; la tête est inclinée sur le prothorax au point d'être parfois dépassée par celui-ci, qui est convexe ; les antennes et les élytres passent sur la partie ventrale entre les pieds intermédiaires et postérieurs, h' abdomen, composé de 8 segments très saillants dans leur Fig. 07. Nymphe Parlie dorsale, porte sur chacun des 5 premiers une de Vesperus femelle, large rangée transversale de soies fauves, courtes, raides

grandeur naturelle. ,. . . •> T * i . , „,• •

et dirigées en arrière. Le segment anal est termine par

deux pointes coniques, cbitineuses, rembrunies à l'extrémité et incurvées en dedans.

La métamorphose en insecte parfait a lieu à la fin de l'été. D'après M. Oliver, c'est vers le 20 septembre que, sur le littoral des Pyrénées orientales du moins, les premiers individus éclos se trouvent dans le sol. En octobre et surtout novembre, le nombre de ceux qui sont mis à jour par les binages est de plus en plus grand ; mais ce n'est que fin décembre, comme nous l'avons nous-mêrce constaté avec M. Oliver, que les premiers mâles se voient normalement hors de terre.

Il en est ainsi dans ce que nous appellerons la région moyenne de l'espèce; mais si l'on descend plus au Sud, l'époque d'apparition est devancée; elle devient automnale. Si l'on s'élève au contraire dans la région montagneuse des Pyrénées orientales, l'insecte ne paraît qu'au printemps.

Piochard de la Brûlerie a en effet capturé en septembre, à Medina-Celi (Vieille-Oastille) , un mâle et trois femelles cachées sous une pierre1. Lichtenstein, de son côté, a trouvé à Carignena (Aragon) le 25 décembre2, dans un tronc d'olivier, deux femelles évidemment sorties de terre depuis quelque temps, puisqu'elles ont pondu des œufs fécondés. Par contre, le capitaine Xambeu (de Ria) a observé que dans la région semi-montagneuse des Pyrénées orientales (Prades, Ria, Vernet-les-Bains), l'apparition se faisait de la fin de janvier au 15 mars3. Nous avons pour notre part trouvé des larves sous de grosses pierres enfoncées, au pic des Trois Termes (Albères), à 1,200 met. d'altitude, et Pellet, de Perpignan, cité par Perris4, parle également de larves rencontrées à La Preste-les-Bains

1 Piochard de la Brûlerie ; Bull. Soc. ent. de France, 1875, pag. 32.

2 Lichlenstein ; Bull. Soc. ent. de France, 1875, pag. 31.

3 Xambeu ; Bull. Soc. ent. de France, 1875, pag. 31.

* Perris ; Larves de Coléoptères. Paris, Deyrolle, 1877.

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