‹ Les insectes de la vigneChapitre 125 sur 187 · LE VESPERE DE XATART · texte numérisé non relu

LE VESPERE DE XATART

(1,100 met.) et à Montlouis (1,600 raèt.). A ces altitudes, la neige couvrant le sol une bonne partie de l'iiiver, l'espèce est nécessairement printanière.

L'insecte parait ne pas manger. Le jour, il reste sous les liras de la vigne, dans les troncs caverneux des oliviers, ou sous les pierres ; en un mot, à l'abri de la lumière.

« Au crépuscule, dit M. Oliver, les femelles montent sur les souches ou de préférence sur les arbres, s'il y en a dans le voisinage, tandis que les mâles dirigent leur vol vers le même point. Si la nuit est calme, on trouve des insectes accouplés presque au sommet des brandies ; si le vent souffle, ils se tiennent assez rapprochés du tronc. J'ai vu des femelles venir d'assez loin à la recherche d'un arbre planté dans la vigne.

«Cette habitude de l'insecte explique poupquoi nous trouvons beaucoup plus de larves de Vesperus sur les souches plantées aux alentours des oliviers, figuiers, sorbiers, amandiers, etc.

» Le mâle vole vers la Iumiè"e; aussi o'est-il pas rare d'en prendre attirés par l'éclat des lampes dans les cafés et buvettes champêtres. Les hommes d'équipe de la gare m'en apportent fréquemment.

«Dans le mois de janvier, pendant les nuits obscures et calmes, les enfants, auxquels je paye l'insecte 10 cent, pièce, lui font une chasse en règle. On les voit, armés d'une ou de plusieurs bougies, se promener sous les ormeaux des glacis militaires. De temps en temps ils posent à terre la lumière; le Vesperus voltige autour, et il est vite captif.»

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