‹ Les insectes (volume 2)Chapitre 41 sur 53 · IV. — PYROCHROIDES · texte numérisé non relu

IV. — PYROCHROIDES

Tète trigone, un peu inclinée, portée sur un cou bien marqué- Antennes de onze articles, en scie, pectinées ou flabellécs intérieurement, et plus fortement chez les mâles. Élytres plus larges que le corselet. Tarses hétéromères, avec le pénultième article excavé-échancré en dessous et les crochets simples ou subd^ntés à la base. Corps subdéprimé, ailé, à téguments assez mous et flexibles.

pypocnr.o^, — iMonDtixiDts. 603

GENRE PRINCIPAL

PVnocnnoA; Geoffr.

I,e nom de ce genre vient de ce que les beaux insectes dont il se compose sont toujours d'un rouge vif, écarlate ou ferrugineux, en totalité ou au moins en notable partie, avec des élytres imponctaées tril's-finO' raent chagrinées ; le corps en dessus très-finement pubescent ou comme soyeux. Quand on saisit les Pi/roc/iroa, ils simulent la mort pendant quelques instants, mais sans contracter les antennes ni les pattes. Le genre, d'une dizaine d'espèces, existe à peu près partout, sauf jusqu'à présent dans l'Amérique du Sud et en Australie. Nous figurons le P.coc' cinea, Linn., des îles Britanniques, de Suède, de France, d'Allemagne et du Caucase (pi. xui, fig. 3; 3 a, antenne du m'ile; 3 6, palpe maxillaire; 3 c, tarse postérieur). La larve de cette espèce, qui est la plus répandue, vit sous les écorces ou dans le bois en décomposition des arbres morts et des vieillessouches. Elle offre la plus grande ressemblance avec les larves du genre Pijtho (Ténébrioniens); seulement la tète est tout à fait dégagée du prothorax, trois des cinq ocelles sont moins apparents que les autres, et quelques différences existent pour les deux derniers segments de l'abdomen, dont le pénultième est plus long que les autres et le dernier de forme irrégulière. Les adultes diffèrent au contraire complètement, et le rapprochement qu'on serait tenté d'établir par les larves ne peut exister, car la forme adulte (sauf les cas exceptionnels de récurrence) doit prévaloir pour la classification, la division du travail physiologique étant portée à son maximum par le développement de tous les organes. Les mœurs apportent ici une nouvelle preuve de distinction : les Pijtho adultes sont lucifuges et se cachent sous les écorces ; les Pyrochroa diurnes volent sur les feuilles et même les fleurs. La larve de P. coccinea paraît vivre trois ans; elle est allongée, déprimée, d'une couleur brune fauve, brillante, presque glabre, avec la tête orbiculaire, munie de fortes mandibules et de petites antennes quadriarticulés. Le dernier segment est profondément divisé et forme deux fortes pointes. C'est surtout dans le détritus subcortical des Chênes et des Peupliers qu'on trouvelesnymphesoblongueSjd'unblancjauuâtre, avecdesépiues en rangées régulières et le dernier segment divisé en deux pièces coniques à pointe cornée. Le P. coccinea adulte a 12 à 15 millimètres; il est en dessus d'un beau rouge de sang, avec la tête et l'écusson noirs, et assez commun dans les montagnes. Dans presque toute la France est une autre espèce plus petite, de 10 à 12 millimètres, toute rouge en dessus, y compris la tête, mais d'un rouge moins vif, le P. rubens, Fabr.

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