TRIBU DES ACRIDIENS
Nour arrivons avec les Acridiens aux Orthoptères les plus élevés dans l'échelle animale, en raison de leur puissance supérieure et considérable de locomotion sous certaines influences. Ce sont les Acridiodes de Borek, Fischer de Waldheim, les Acridites de Latreille, Audinet- Serville, Brullé, les Gryllides de Zetterstedt, etc.; les Gryllus Bulla, Acrida et Locusta de Linnæus, les Gryllus, Fabricius, de Charpentier, les Locustidæ, Leach, Stephens. Ils offrent comme caractères trèsgénéraux, le plus souvent trois ocelles sur le front, des antennes plus courtes que la moitié du corps, à articulations plus ou moins distinctes, filiformes ou déprimées ou trigones, les pattes postérieures propres au saut, les tarses homonomes de trois articles.
Le corps des Acridiens est le plus souvent subcomprimé. La taille des espèces d'Europe varie depuis 3 à 4 millimètres (certains Tettix mâles) jusqu’à près de 70 (Porthetis Elephas), et s'élève à 175 millimètres environ chez le Proscopia gigantea, Klug, espèce exotique. La tête varie beaucoup de forme, le plus souvent subglobuleuse, parfois avec le vertex en prolongement subaigu (Porthetis, Pyrgomorpha, Xiphocera, etc.) ou pyramidal(Tryæalis), Proscopia, etc.). La portion du vertex entre les yeux offre d'ordinaire un rebord visible de chaque côté, et quatre carènes longitudinales; le front est plus ou moins déclive, ce qui amène l’inflexion des pièces buccales. C'est la partie avancée de la tête qui porte les yeux et les antennes : les premiers sur les côtés, globuleux ou oblongs, d'habitude assez proéminents ; les antennes sur le front, contre les ocelles, chacune insérée dans une fossette, à premier article grand, subcomprimé, le second un peu plus petit, les sui vants, au nombre de 15 à 24, de forme variée, prismaliques, triquètres (Tryxalis), globuleux, cylindriques, obconiques, déprimés, etc. Le labre est grand, arrondi, souvent échancré au bout; les mandibules très-fortes, en grande partie recouvertes au repos par le labre etles mâchoires, cornées, dures, ayant souvent des sillons et des pointes vers la base; le mando des mâchoires tridenté à l'extrémité, le galea tantôt bien plus large que le mando, tantôt étroit; les palpes maxillaires de cinq articles,