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APIS. — EXTRACTION DE LA CIRE

Quand on ne veut extraire et façonner en pains que la cire d’un petit nombre de ruches, ce qui est le cas habituel des éducations domestiques, on met les rayons privés de miel, soit par la presse, soit par l’extracteur à force centrifuge, dans un sac de toile claire bien ferme et maintenu au moyen de quelques cailloux lavés avec soin au fond d’un vase de cuivre rempli d'eau (un vase de fer altère la couleur de la cire). On chauffe à petit feu jusqu'à légère ébullition, et la cire, en fondant, se réunit à la surface. En versant la partie supérieure du liquide, et par conséquent la cire fondue dans un vase d’eau tiède, elle se figera à sa surface. On peut la chauffer doucement dans une seconde eau, si elle renferme encore quelques débris de pollen, et on la laisse refroidir dans un moule, en pain ou en briquette. On enlève au couteau les résidus qui sont au-dessous du morceau de cire, et on les joint à une autre fonte, afin de profiter des parcelles de cire qu'ils peuvent encore contenir.

Une autre méthode qui produit moins, mais ne donne aucune peine, c'est de mettre les rayons dans un tamis ou dans une corbeille d’osier placée sur un vase à moitié rempli d’eau. On introduit le tout au four de boulanger, après que le pain a été retiré; la cire, en fondant, coule dans l’eau et surnage. On prépare des cires du premier choix quanä on se sert du four à environ 70° pour extraire des rayons le miel de der-

inclinant au brunätre par réflexion, d’un brun jaunâtre, d’un jaune de miel ou rouge hyacinthe par transmission. Sa poussière est d’un blanc jaunâtre, Elle est tendre, flexible, se laisse couper comme de la cire, se pétrissant entre les doigts quand on l’échauffe un peu. Elle dégage une odeur aromatique et bitumineuse qu'on augmente par le frottement, et s’électrise négativement à la friction. Elle est fusible en un liquide huileux , clair, qui se prend en masse par refroidissement. Elle brûle avec une flamme éclairante, un peu fuligineuse. Soluble en entier dans l’essence de térébenthine et le naphte, plus ou moins dans l’éther, elle l’est peu dans l'alcool bouillant, d’où la matière se sépare à l’état cristallin, après refroidissement de la liqueur. Elle est inattaquable par l’acide sulfurique.

L’ozocérite a été trouvée dans le Caucase, sur la côte occidentale de la mer Caspienne, en Moldavie, en Transylvanie, dans la Galicie autrichienne, en Moravie, dans le grès houiller à Urpeth, près Newcastle-sur-Tyne, en Angleterre, enfin au Texas. En Moldavie, l’ozocérite est employée directement pour l'éclairage. Elle peut être utilisée pour la fabrication du gaz à éclairage, et l’on en extrait des bougies transparentes de paraffine. Une fabrique de cette cire, dite cérésin, existe à Francfort-sur-l’Oder, et la production dépasse, dit-on, 50900 kilogrammes par an. Ce produit purifié est très-employé par les parfumeurs, et remplace en pharmacie la cire d’Abeilles, empêchant les médicaments de rancir.

Une substance voisine, encore peu employée, est la hatchettine, où adipocire minérale, d’un blanc jaunâtre, ou verdätre, ou brune, d’un éclat nacré, très-tendre, de la consistance de la cire ou du spermaceti. Elle se trouve près de Liége, en Belgique, dans le comté de Glamorgan (pays de Galles), en Angleterre, en Moravie et en Bohème. Elle est à peine attaquée par l'acide azotique, mais compléte-

nière catégorie ; on recueille à part la cire qui s'écoule et qui est trèspure.

Quand on opère l'extraction de la cire sur une plus grande échelle, on se sert d'un petit pressoir placé au milieu d'un vase plein d'eau, entretenue à 100° par l'ébullition, et l’on comprime peu à peu les rayons. La cire monte à la surface ; on la transvase et on la coule dans le moule comme précédemment.

La cire en pains, et surtout celle en gâteaux retirés des ruches, est quelquefois attaquée par des larves de Dermestiens. Il faut exposer les gâteaux à lalumière, les secouer, écraser les larves et surtout les adultes venant faire leur ponte.

Outre les accidents continuels qui résultent de leur vol pour la récolte à grande distance des ruches, les Abeilles sont exposées à des maladies épidémiques ou contagieuses, et aux attaques de divers ennemis extérieurs.

Une des affections graves qui atteignent ces insectes et qui se lie complétement à la question de l'hivernage, c’est la dysenterie. On observe d’abord, dans les hivers prolongés, qu'une colonie faible est plus fortement attaquée par cette affection intestinale qu'une colonie forte; il

ment carbonisée par l’acide sulfurique, peu soluble dans l'alcool bouillant, peu s0luble dans l’éther, en laissant un résidu visqueux et inodore.

Citons encore le xeft-qil, de l'ile Tschelekan, dans la mer Caspienne, près des sources de naphte, et la baïkérile, des environs du lac Baïkal. A côté de ces cires fossiles, mais dans les bitumes proprement dits, on peut mentionner le kr et l’élalérite. Gette dernière substance, appelé bitume élastique, caoutchouc minéral, offre à peu près la densité de l’eau. Eile est noire, d’un brun noiràtre, d’un vert noirâtre, d’un brun rougeûtre, facile à couper au couteau, élastique comme du caoutchouc. On la trouve à Montrelais (département de la Loire-Inférieure), dans le Derbyshire en Angleterre, en Ecosse près d'Edimbourg, et à Woodbury, dans le Connecticut (Etats-Unis). On peut consulter, pour plus de détails, A. Des Cloizeaux, Manuel de minéralogie, W, 127 fasc., 1874, p. 39 et suiv.

Il existe un grand nombre de cires d’origine végétale. Les unes, encore bien mal connues, sont sécrétées par des Hémiptères homoptères, suçant la séve de diverses plantes; d’autres proviennent directement d’exsudations de certains Palmiers principalement. Dans l’intérieur du Brésil, le Copernicia cerifera laisse écouler de glandes à la surface des feuilles une cire dite de carnauba, dont la récolte annuelle atteint un million de kilogr., et qui sert, mêlée au suif, à la fabrication des chandelles. Purifiée et blanchie, elle est d’un blanc jaunâtre, très-cassante, facile à pulvériser, soluble dans l'alcool bouillant et dans l’éther, fusible à 83°, 5 cent, Dans les Andes de Bogota, la tige du Cerorylon andicola, Humb., laisse suinter à ses entre-nœuds une matière céroïde, connue dans le pays sous le nom de cera de palma. Elle se présente sous la forme d’une poudre blanc grisàtre, et, après sa purification, d’un blanc jaunâtre, peu soluble dans l'alcool bouillant et ayant pour point de fusion 72° centigr,

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