ANTHOPHORA
rapproche ce fait de ce que les nids de l’Anthophore obtuse contiennent toute l’année des insectes à divers degrés de développement, les uns déjà adultes en novembre et devant hiverner sous cette forme, les autres passant l’hiver en larves, et ne prenant l’état parfait qu'en mi et même en juin. Il y a des destructeurs plus redoutables que les Mélectes dont les larves ne sont que pollinivores. Le plus nuisible, selon Smith, est le Perce-oreille commun (Forficula auricularia, Lirn.), véritable omnivore, se repaissant du miel, du pollen, des larves et des adultes. Des Chalcidiens savent aussi percer la peau des larves et pondre à l'intérieur de leurs corps des œufs, au nombre d’une centaine au moins, la mère forçant l'entrée du nid. Les larves éclosent vite et dévorent leur victime, puis restent inactives au fond dela cellule, devenant nymphes puis adultes, en suivant à peu près les époques de l'Anthophore, hivernant comme elle soit en larve soit en insecte parfait. D'après les observations de Smith le parasite exclusif de la larve d'A. retusa est un Chalcidien pentamère, le Monodontomerus nitidus, Smith, qui attaque aussi lesOsmies. Un autre Chalcidien, un tétramère, le Melittobia Audouini, Westwood ou acasta, Audouin, est parasite carnassier de la larve de l’Anthophore et de celle du Monodontomerus, dévorant l'une et l’autre. Smith a trouvé en automne ce très-curieux Melittobia dans les cellules de l'A. retusa. La femelle est un petit insecte brillant, d'un vert sombre, n'ayant pas plus de 2 millimètres de longueur ; le mâle, aussi petit, est d'une couleur jaune testacée, ayant seulement des rudiments d'ailes et n'étant pas muni des yeux composés ordinaires, mais ayant seulement à leur place des yeux simples ou ocelles, en outre des trois véritables ocelles du vertex. (Voir Newport sur le genre Anthophorabia, syn. de Melittobia, Trans. of Linn. Soc. of London, t. xx1, p. 63.)
Une autre espèce, commune près de Paris, est l'A. parietina, Fabr., de France, d'Italie, du Danemark, de la Suède australe. Le mâle a la partie antérieure de la tête blanchâtre, le reste de la tête et du thorax d'un roux cendré, ainsi que les trois premiers segments de l'abdomen, les autres à poils noirs, les poils du dessous d’un roux cendré, les poils des pattes cendrés, avec les brosses tarsales ferrugineuses, les ailes transparentes, à nervures et côtes rousses. Il y a deux races de femelles très-dissemblables de couleur, nidifiant cependant de la même manière et aux mêmes endroits, s'accouplant avec les mêmes mâles. Les unes ont les poils noirs à la tête, au thorax, aux pattes, sauf les brosses tarsales postérieures ferrugineuses, à l’abdomen, excepté le bout du segment 2, le segment 3 en entier et la base du segment 4 qui ont des poils ferrugineux. Les autres ont la tête blanchâtre en avant et en dessous, les poils du corselet d'un roux cendré, ceux du dessus de l'abdomen d'un roux ferrugineux, les cils du dessous blanchâtres, les poils des pattes mélés de roux et de blanchâtre. Les galeries de cette espèce, creusées dans les talus ou dans le mortier des vieux murs, offrent une particula-
rité intéressante. À mesure que la mère creuse le tuyau intérieur, elle apporte à l'extérieur les parcelles détachées, en petits rouleaux humectés de salive gluante, dont elle forme un tube extérieur. Puis, à mesure qu’elle fait les cellules successives, elle démolit cette espèce de fortification externe, destinée sans doute à gêner l'entrée des parasites et des ennemis, et enduit les parcelles détachées d’une salive qui en change la couleur, et elles servent à façonner les cloisons des cellules.
Les environs de Paris nous présentent encore fréquemment deux autres espèces septentrionales. L'une est l'A. quadrimaculata, Panzer, ou vulpina, Kirby, subglobosa, Kirby, mixta, Lepeletier de Saint-Fargeau, espèce plus petite qu’A. retusa, à poils d’un cendré pâle, à thorax jaunâtre, avec des bandes de poils cendrés sur les bords des segments ? à 4 de l'abdomen, les ailes à nervures brunes, les cuisses intermédiaires des mâles grandes et en massue, les pattes à poils cendrés, avec les quatre derniers articles des tarses ferrugineux. Cette espèce, abondante en juillet, aime les fleurs du Lamium purpureum, vole avec une grande rapidité et fait entendre un bourdonnement aigu et chevrotant; elle nidifie dans les talus de terre. L'autre espèce, l'A. furcata, Panzer, des Iles Britanniques, de France, d'Allemagne comme la précédente, du Danemark, de Suède, se itrouve, mais rare, jusque dans la Finlande boréale, à pubescence d'un gris cendré, avec le dessus de la tête, le thorax et l'anus roux, celui-ci fourchu au bout chez le mâle. D'après Smith, cette espèce, qui atteint 10 à 12 millimètres, creuse son nid dans le bois. Elle fréquente, en juillet et août, les fleurs du Lamium purpureum, comme l'espèce précédente.
Parmi les espèces françaises plus méridionales nous citerons À. pilipes, Fabr., de France, d'Allemagne, d'Italie, d'Algérie, surtout aux environs d'Oran, d'Alger et de Bône, pendant le printemps et une grande partie de l'été, à poils des pattes de la femelle roux en dessus, noirs en dessous, sauf les brosses torsales ferrugineuses ; ceux des mâles, roux aux deux premières paires de pattes, noirs aux postérieures, avec ceux de la tranche des jambes blancs; À. nidulans, Fabr., ou quadrifasciata, de Vi!lers, très-répandue dans le midi de la France, se trouvant aussi en Italie, en Albanie, à Madère, aux Canaries, dans toute l'Algérie et s’y plaisant sur les chardons, pendant l'hiver, le printemps et une partie de l'été; A. albigena, Lepeletier de Saint-Fargeau, de France, ainsi près de Lyon, de Sicile, d'Algérie, au printemps et en été, surtout près d'Alger, et d'Oran.
Dans les Anthophores exotiques nous représentons l'A. versicolor, Fabr., var. apicalis, G. Mén., de la Havane (pl. Lxx, fig. 4), de 14 millimètres, noire, à thorax couvert de duvet fauve, l'abdomen giabre, d’un noir bleu, avec l'extrémité fauve. Le labre est jaune et une ligne de cette couleur existe sur Le bord du chaperon, dilatée au milieu en une petite dent avancée vers les antennes; enfin une petite tache jaune sur le verrex, entre les stemmates. Les ailes sont très-légèrement enfumées.
MELITURGA, TETRALONIA. 197
On consultera spécialement pour le genre qui nous occupe : A. Dours Monographie iconographique du genre Anthophora, Latr., Amiens, 186$.
MELITURGA, Latr. — Ocelles disposés en ligne courbe au-dessous du vertex ; antennes grossissant insensiblement à partir du troisième article, et formant, surtout dans les mâles, une massue un peu comprimée ; palpes maxillaires de six articles, tous distincts; ailes supérieures à radiale étroite, terminée presque carrément et suivie d’un commencement d’appendice non fermé ; trois cubitales complètes, la première petite, ovale, non divisée, la seconde subcarrée, la troisième plus grande que les précédentes, rétrécie de près de moitié vers la radiale; première nervure récurrente aboutissant à la nervure d’intersection des cubitales 2 et 3 et la seconde dans la troisième cubitale, très-près de la nervure qui sépare celle-ci d’une quatrième cubitale incomplète, atteignant presque le bout de l'aile; épines des jambes postérieures finement dentelées ;
crochets des tarses bifides.
L'aspect claviforme des antennes, peu fréquent chez les Hyménoptères, sépare tout de suite les Méliturges des Anthophores, ces deux genres d'insectes ayant beaucoup de rapports. Dans le midi de la France se trouve M. clavicornis, Latr. (pl. Lxx, fig. 3, 3 a, antenne du mâle, de 6 à 8 millimètres, les antennes noires, le fond noir, partout couvert de poils d'un roux pâle, sur le corps et les pattes, le chaperon ayant le disque d’un blanc jaunâtre chez la femelle, les ailes transparentes, avec les nervures et la côte d’un roux pâle, l’écaille ou ptérygode d’un brun ferrugineux. Le mâle est plus velu, ayant le chaperon en entier, une ligne au-dessus et deux taches sur le labre d'un blanc jaunâtre, et le premier article des antennes d'un blanc jaunâtre en avant. Il y a deux
autres espèces propres à l'Algérie.
TETRALONEA, Spin. ou MACROCERA, Latr. — Ocelles en ligne transverse sur le vertex; antennes filiformes, celles des mâles plus longues que les deux tiers du corps; ailes supérieures offrant la radiale rétrécie après la troisième cubitale jusqu’à son extrémité qui est arrondie et écartée de la côte; trois cubitales complètes, la première plus longue que la seconde, celle-ci subrectangle, recevant la première nervure récurrente près de la base de la troisième cubitale : troisième cubitale fort rétrécie vers la radiale, recevant la seconde nervure récurrente très-près de la base d’une quatrième cubitale, à peine commencée ; épines des jambes postérieures longues, aiguës et simples; crochets des tarses bifides.
Les Macrocères ont des mœurs analogues à celles des Anthophores dont les sépare la longueur des antennes. Leurs testicules et leurs graines n'ont plus que trois loges. Les espèces sont nombreuses dans le midi de l’Europe, et le catalogue Dours en compte dix surtout de la France méridionale, un petit nombre arrivant aux environs de Paris.
L'Algérie, l'Espagne, la Syrie, le Bengale, les États-Unis, les Antilles, le Brésil, la Guyane, l'Afrique australe, comptent des représentants de ce genre. On trouve, de Paris au midi de la France, le H. malvæ, Latr.s noir, à mandibules et tarses roux, le dessous des antennes brun, les poils du dessus de la tête et du thorax roussâtres, l'abdomen à poils roux à l'extrémité, les bords postérieurs des premiers segments couverts d'écailles d'un blanc sale, les ailes assez transparentes, à nervures d'un roux brun. Le mâle a les mandibules et les antennes entièrement noires, ces dernières ayant les trois quarts de la longueur du corps, le chaperon et le labre jaunes, les segments 5 et 6 de l'abdomen ayant de chaque côté une petite dent aiguë. Dans le Midi de la France, se rencontre le M. longicornis, L. St-F., ayant partout les poils d’un roux cendré, plus longs sur les deux premiers segments de l'abdomen, les ailes presque hyalines. Cette espèce était confondue avec l'Eucera longicornis, Scopoli, avant la publication du système alaire de Jurine. On la trouve en mai, en Algérie, près de Constantine et d'Oran. Aux environs de Montpellier vole un Macrocère d’un tiers plus grand, le M. ruficollis, Brullé, ou grandis, Boyer de Fonscolombe, à poils ferrugineux, avec des bandes de poils blanchâtres sur les segments abdominaux, les ailes à nervures brunes, transparentes, enfumées à la partie postérieure qui a un léger reflet violet. Cette espèce existe en Morée et en Algérie, dans l'E. et l'O., au printemps, surtout dans le cercle de La Calle, dans les bois des lacs Tonga et Houbeira. Elle est très-commune en mai, près de Toulouse, dans les esparcettes.
Nous figurons, pl. Lxx, fig. 7, une espèce de la Havane, le M. Lanieri, G. Mén., de 12 millimètres, à fond noir, les antennes noires en dessus, fauves et brunes en dessous, les mandibules noires, le chaperon jaunâtre, la tête, le thorax et la base de l'abdomen couverts de poils d’un roux fauve, les ailes hyalines, très-légèrement enfumées à l'extrémité chez le mâle, l'abdomen ayant en dessus de larges bandes de poils blancs et couchés, à la base de chaque segment, avec le dessous noir et lisse,
EUCERA, Scopoli. — Tète transverse; ocelles en ligne courbe sur le vertex; antennes filiformes, aussi longues que le corps entier chez les mäles, à articles arqués et réticulés ; palpes maxillaires de six articles; palpes labiaux comme ceux des ANTHOPHORA ; lèvre d’un tiers plus longue que les palpes; paraglosses sétiformes, allongés et pubescents, à peu près aussi longs que la lèvre, pointus à leur sommet. Ailes supérieures presque sans stigma et avec une radiale, un peu rétrécie du milieu jusqu’à l'extrémité qui s’écarte de la côte, et deux cubitales complètes, la première petite, la seconde rétrécie vers la radiale et recevant les deux nervures récurrentes; épines des jambes postérieures longues, aiguës et simples; crochets des tarses bifides; une patelle basale aux jambes postérieures dans les deux sexes.
Les Edcères, de même que les Macrocères, dont les sépare seulement
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ee caractère alaire, ont les paraglosses très-développés. Dans le genre Eucera les adultes n’ont que 3 ganglions nerveux abdominaux, le dernier très-grand résultant d’une fusion des quatre derniers ganglions àbdominaux de la larve, qui a 8 ganglions abdominaux simples suivant le type normal des larves d'Hyménoptères; il y a donc eu une coalescence considérable (1).
Le type du genre est un des Hyménoptères les plus répandus dans toute l’Europe, décrit par Geoffroy dans ses insectes parisiens (Il, p. 443, n° 10), se trouvant en Morée et dans toute l'Europe méridionale, aussi bien qu’en Sibérie, en Russie, en Danemark, en Suède et dans la Finlande austrele (Nylander), en Laponie (Zetterstedt); M. H. Lucas l’a pris près de Constantine en mars sur l’'Asphodèle rameux. C’est l'E. longicornis, Linn., Q long. 13 à 14 millim., &* 10 à 14. Cet insecte, que les antennes noires du mâle, aussi longues que le corps, font aisément reconnaitre, a le fond du corps noir avec les poils d’un roux pâle, ceux du thorax en dessus et de la base de l'abdomen fauves, des bandes de poils blanchätres sur l'abdomen, thez la femelle et non chez le mâle, l'anus roux, le dessous du corps et les pattes à poils pales, ceux des tarses postérieurs roux, les ailes de la femelle un peu enfumées, surtout sur le limbe, celles du mâle plus claires. L'Eucère longicorne préfère pour ses terriers les terrains argileux; à l'extrémité du boyau creusé il édifie une cellule ovale, dont il rend les parois parfaitement lisses et capables de supporter l'humidité du mélange demi-fluide de miel et de pollen apporté pour le couvain. Il forme ainsi une série de cellules dont chacune contiendra une seule larve. Le développement de la larve est pareil à celui des Anthophores. Elle ne file pas de cocon, mais passe l'hiver en larve, se changeant en nymphe vers la fin d’avril, et arrivant peu après à l’état parfait. La nymphe rejette sa mince et transparente enveloppe; le mâle, en sortant de sa cellule, passe ses longues antennes à travers l'échancrure qui est à la base du premier article du tarse antérieur, tirant l’antenne à travers, de manière à la dépouiller promptement de la mince pellicule qui l’entourait. Les longues antennes des mâles doivent être appropriées à quelque phase de leur biologie, et la remarquable réticulation hexagonale de leurs articles répond sans doute à une fonction sensorielle. Cette espèce fréquente beaucoup les Lamium .
Parmi une dizaine d'espèces d'Eucères qui existent en France, nous citerons encore Æ. nigrilabris, L. St-F., à labre noir, à poils noirs, roux et cendrés, de taille presque moitié plus forte que celle d’£. longicornis, se trouvant dans le midi de la France, ainsi près de Montpellier, et aussi dans toute l'Algérie, en mai, surtout près d'Oran, d'Alger, de Constantine et de Bûne. Le plus commun des Eucères que nourrissent nos pro-
(1) Ed. Brandt, Recherches anat. el morphol. sur le syst. nerveux des Ins. Hyménoptères (Compt. rend, Acad, des Sc., 1876, t. LXXXIHIE, p. 613).
vinces d'Afrique est l’£. Oraniensis, L. St-F., qu'on trouve en hiver, au printemps et dans une grande partie de l'été, dans les environ d'Oran, d'Alger, de Constantine, de Bône, et du cercle de La Calle. L'Algérie et la Russie méridionale ont de nombreuses espèces d’Eucera. On rencontre ce genre en Dalmatie, en Italie, en Espagne, en Égypte. Il y en a une espèce à Cayenne, Æ. rufescens, L. St-F. Le nombre total des espèces d Eucères est de près de soixante.
CERATENA, Latr. — Corps presque toujours à reflet métallique, oblong, à peu près nu; tête transverse, à vertex subaigu; antennes courtes, subclaviformes; ocelles en triangle sur le vertex; yeux plus larges inférieurement ; labre grand, subcarré ; mandibules courtes et fortes, tridentées au bout; palpes maxillaires de quatre à six articles ; langue longue, palpes labiaux de deux courts articles; métathorax subtronqué postérieurement ; ailes supérieures ayant un asséz grand stigma, une cellule radiale subovale, à extrémité arrondie, s’écartant de la côte, trois cellules cubitales complètes, la seconde recevant la première nervure récurrente un peu plus loin que le milieu, la troisième recevant la seconde nervure récurrente aussi au delà du milieu; cuisses antérieures dilatées en dessous, largemert excavées vers le sommet, jambes antérieures armées extérieurement au sommet d'un crochet replié; jambes postérieures sans patelle et unidentées extérieurement dans les deux sexes ; pattes postérieures de la femelle hérissées de poils pollinigères depuis la hanche jusqu’au métatarse, à brosse grêle, à métalarse étroit; cuisses et jambes du mâle ciliées en dedans; tous les crochets des tarses profondément bifides; abdomen subelaviforme, le sixième segment dorsal de la femelle grand et pourvu d'une carène médiane longitudinale,
Les entomologistes-ont été longtemps divisées d'opinions sur la vér:table place à assigner au genre Ceratina d'après ses mœurs. Spinola avait établi (Ann. Mus. hist. natur., n° 57, 1807) que les Cératines creusent la moelle des ronces et des églantiers pour y construire leurs cellules, et approvisionnent leurs larves d'un dépôt semi-liquide de miel et de pollen. Beaucoup plus tard, Lepeletier de Saint-Fargeau, méconnaissant l'existence et le rôle des poils pollinigères, assez peu apparents, il est vrai, aux pattes postérieures des femelles, avança que ces insectes sont parasites des nids des Osmies et autres Apiens du même groupe,parce qu'il en avait vu entrant dans les trous de ceux-ci, fait fréquent pour beaucoup d’Apiens, soit réellement parasites des nids, soit entrant dans tous les trous qu'ils rencontrent et qui peuvent leur épargner le travail d’une construction complète pour les berceaux de leur postérité, ou cherchant seulement à y butiner du miel pour leur compte. Les mœurs réelles des Cératines ont été confirmées par les observations de MM. L. Dufour et E. Perris (Mémoire sur les ins. Hymén. qui nichent dans l'intérieur des tiges sèches de la ronce : Ann. Soc. entom. de France, 1" série, 14840, t. IX, p. 5). Les deux espèces communes en France, les C, cucurbitina ou albilabris et cyanea ou cœrulea, éta-