FAMILLE DES TENTHRÉDI N I ENS
donner le nom de /ari'c limace. Cette espèce ronge les feuilles du poirier, et lorsqu'elle est nombreuse, elle le dépouille de toute sa verdure, arrête ainsi sa végétation et empêche les fruits de se développer.
(VJflialia centi/oJia:
La Seiandrie à poitrine noire {Selaiidria nielaiiustcnm, , qui n'est pas rare en France, est de couleur jaunâtre, avec la tête, les antennes et la poitrine noires. La larve de cet Hyménoptère vit sur les peupliers; elle est d'un jaune verdâtre, avec des séries de points noirs, et tout son corps est couvert de poils blancs.
Les Athalics ont les antennes un peu en massue ou pectinées dans les mâles ; leur corps est court et aplati. Quelques-unes causent des dégâts assez considérables; tel est l'Athalie de la rose à cent feuilles [Athalia cciilifoliœ) [fig. ■226], dont les larves font souvent le désespoir des jardiniers (fig. 227).
PIG. 228. — AlJinlia spinonii,
Ffti. 229. — Lavvc A'Athaha spivarvm (voy. pafîP 22-t}-
Une autre espèce, encore plus nuisible, est V Athalia spinarumouMouchc du navet, le fameux Turnip-fly des Anglais, que nous représentons dans notre planche XIV et ci-dessus, figure 228. La tête et les antennes sont noires; le thorax est jaune à la partie supérieure, noir sur les côtés et
224 ORDRE DES HYMÉNOPTÈRES
en arrière; l'abdomen est jaune, et les ailes sont transparentes et irisées; les pattes sont jaunes, tachetées de noir. La femelle dépose ses œufs sur la face inférieure des feuilles, et les larves qui en sortent dévorent cellesci et n'en laissent que les nervures. Cette espèce se multiplie souvent au point de détruire complètement la récolte. La larve (fig. 229, v. p. 223) est d'un gris noir plombé; elle a vingt pattes et est complètement nue. Lorsqu'elle a atteint tout son développement, elle se creuse dans le sol une petite cellule ovale, polie en dedans, et s'y métamorphose en nymphe pour ne devenir insecte parfait qu'au printemps suivant.
Les Hylotomes sont bien reconnaissables à leurs antennes de trois articles, dont le dernier en massue allongée, cylindrique; leurs mandibules sont échancrées, leurs quatre jambes postérieures munies dans leur milieu d'une épine. Leurs larves ont dix-huit pattes. Ce caractère des antennes est très-remarquable chez les Hylotomes ; les deux premiers articles sont très-courts; le troisième ou dernier forme à lui seul toute l'antenne, qui atteint en longueur l'extrémité du corselet (PI. XIV, d); cet article est nu dans les femelles, velu dans les mâles. Le corselet est globuleux et l'abdomen ovalaire.
Le type du genre est l'Hylotome du rosier [Hylotoma rosœ)^ tiguré dans notre planche XIV. Il est d'un fauve rougeàtre clair, avec la tète, les antennes, le thorax noirs; les tarses sont annelés de noir. La larve est en dessus couleur de feuille-morte, parsemée de petits tubercules noirs, de chacun desquels sort un poil ; les côtés et le dessus sont vert pâle. Lorsqu'elle ronge la feuille sur laquelle elle est placée, elle la tient embrassée à l'aide de ses six pattes antérieures et contourne le reste de son corps en l'air en forme d'S. Lorsqu'elle se dispose à se transformer en nymphe, cette larve descend en terre et se forme une double coque rougeàtre à l'extérieur et blanche à l'intérieur. Cette espèce est commune aux environs de Paris.
Les Schiiocèves dilfèrent très-peu des Hylotomes; mais leurs antennes sont fourchues dans les mâles. Le Schi^ocenis pallipes^ représenté dans notre planche XIV, montre bien ce caractère singulier; les antennes sont non-seulement pectinées, mais doubles, les deux branches prenant nais-