‹ Les institution sociales étudieès dans les édifices religieuxChapitre 12 sur 13 · Louis Debaecker, Rapport précité · texte numérisé non relu

Louis Debaecker, Rapport précité

60 ans aujourd'hui que le xix* siècle s'est levé, en rouvrant aux âmes religieuses les sanctuaires où leur sont prodigués les enseignements puisés aux sources sacrées des saintes Écritures. L'heure est venue où doivent être rouverts au peuple les enseignements plus frappants qui résultent de l'aspect extérieur des monuments religieux , les enseignements que renferment en elles chacune des pierres dont ils sont bâtis ; car ces pierres parlent, et d'une voix pleine d'éloquence , comme l'a dit un grand poëte * : « Une pierre est un mot, des pierres superposées sont une pensée, et toute pensée intéressée à se perpétuer tend à se faire édifice. » Or, y a-t-il rien qui, comme la pensée religieuse et sociale ait plus le sentiment de son excellence et plus le besoin de se propager? Que chacun donc, désormais, lise couramment aux murs des cathédrales qu'il n'y a qu'un seul Dieu, dont nous sommes tous les enfants, et qu'il n'y a qu'une seule nature humaine, dont toutes les législations doivent avoir le respect. Que cet enseignement ne soit pas obscurci aux yeux du peuple par l'interposition de constructions païennes dont les symboles nous disent que la fatalité inflexible préside aux destinées de ce monde, et qu'il' y a dans ce monde deux natures, la nature libre et la nature esclave. Ces principes, avec leurs conséquences funestes, qui sont clairement tracées dans les lignes des temples grecs et romains, jurent de se montrer à l'entrée des églises, dont

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