Les C(mfidenc
resterait encore ie temple universel, éternel, rationnel, de la religion quelconque qui succéderait. C'est le temple le plus abstrait que le génie humain, inspiré d'une idée divine, ait construit. Quand on y entre, on ne sait pas si l'on est dans un temple antique ou moderne, aucun symbole ne distrait la pensée. »
Arrière, ces antithèses puériles d'une littérature sans foi ! u Saint^Pierre de Rome pourrait servir à tous les H cultes ! à une religion quelconque ! » Mais il est impossible d'en faire mieu:^ la critique, si en elfet Saint- Pierre est tel que le dit le poëte dans ses divagations. Soyons tolérants pour tous les cultes, nous y consentons volontiers ; mais peut-il y avoir d'autre culte pour nous que celui du Christ? Nous ne sommes point surpris qu'après un tel égaremei ités des religions philosophiques, l'a oies ait donné l'exemple de la plus d 2e politique qu'on puisse imaginer. '. it de ce qu'a dit M. de Lamartine , est de l'époque de la Renaissance , d'un retour réel au paganisme; époque oii toutes les idées sur la liberté humaine furent troublées, et oii, prétendant la trouver hors de l'unité et de l'autorité, on tomba bientôt dans tous les despotismes : ceux de chacune des sectes triomphantes tour à tour, ceux des séditions et de la place publique.
En attendant, disons que l'architecture dont le caractère principal est l'ogive, cette création des
a barbares sublimes » de M. de Lamartine, est appelée généralement architecture g^ofAi^we , quoique, dans la contrée des Goths, on n'ait trouvé aucune église de ce style. Tout en reporte l'origine vers, le Nord. -Quelquesuns l'ont appelée normande ^ d'autres anglaise; en Sicile, on l'a dénommée le style français; en France, le style ogival. On se hasardé aujourd'hui à la dire chrétienne. Tranchons le mot qui nous est donné par un protestant lui-même * : elle doit être nommée proprement architecture catholique^ car elle apparut avec le catholicisme, atteignit son plus haut degré de splendeur sous les siècles des plus ferventes croyances , et disparut en quelque sorte avec leur déclin, au xvi' siècle.
A travers les guerres de religion, que provoquèrent les disputes philosophiques des sectes, et « sous les anarchiques déviations de la Renaissance, l'architecture, en décadence, désorganisa l'édifice religieux, dans la forme comme dans le symbole 2. » L'ornementation architecturale perdit aussi graduellement le caractère gracieux que la Renaissance avait emprunté aux sources de l'art grec. La sévérité, le puritanisme, le mauvais goût firent irruption de toutes parts ; et de cette époque à la révolution française, ce n'a plus été pour la religion, l'art et la liberté, qu'une chute perpétuelle.
h . Allan Cunningham, Life of William of WykeJiam, bishop and architect of Winchester. London, 4831 .