CHAPITRE V
DES OBJECTIONS QUE SOULÈVENT LES RÉFORME; DES PROHOTEURS DE CES RÉFORMES DEPUI!
SoMUAras. — § I. Que les principaleB objections pai combat la dàcentraliBation proviennent de ce c[q'( pas génâi'ftlement la ceotralisaUoD politique de li administrative. — § II. Que boqs tous noi gouven 1S15, la décentralisation administratitie a été ju par lea hommes d'État les pins autorisés. — Qu'e d'hui urgente.
On tiendrait à bon droit ce travail pc plet si, avant de l'achever, nous ne c une mention et des éclaircissements sp objections qu'on oppose à la décentrali!
La plus grave et la plus répandue d c'est que l'adoption du système nouv pour effet d'affaiblir l'État, la puissance
Sans aucun doute, la décentralisation la comprend communément en Fran nos législateurs ont commencé, depu la mettre en pratique, justifie entière^
première objection, La loi du 10 août 1871, en laissant l'État et son délégué, le préfet, engagés et responsables dans toutes les affaires départementales qu'elle a cependant soustraites à leur décision et remises à celle du conseil général ; la loi du 12 août 1876, en isolant 33,123 communes du pouvoir central et en subordonnant un autre délégué de ce pouvoir, le maire, au conseil municipal et aux électeurs, ont beaucoup accru les difficultés du gouvernement, beaucoup relâché le service public, exposé éventuellement l'unité politique et nationale à d'incontestables périls. Mais cette décentralisation, qui en effet amoindrit l'Etat et énerve le pouvoir central sans donner au pays ni plus de participation réelle au règlement quotidien de ses affaires , ni plus d'éléments d'éducation civique, nous l'avons condamnée et répudiée dans toutes les pages qui précèdent. Celle que nous avons réclamée, au nom à la fois des principes et de l'expérience universelle , repose sur des bases et provoque des résultats absolument contraires. Son double objet, on doit maintenant s'en rendre compte, est, d'un côté, de ramener l'Etat à ses attributions vraies, de le dégager d'ingérences qui ne lui sont plus d'aucun avantage, de lui assurer la libre disposition de ses agents; de l'autre, d'occuper, d'instruire, de tempérer le pays, de lui apprendre à voter, à se conduire. Un système procédant de ce double