PRÉFACE. III
ments et des mœurs constitutionnels. Enfin nous nous efforcerons de faire voir par quelles réformes nous pourrions, nous aussi, résoudre le même problème, à savoir : ramener l'Etat à ses attributions vraies et Ty entourer d'abris, par conséquent le rendre plus indemne et plus fort, occuper davantage la nation, l'occuper de ses affaires quoti- ' diennes et usuelles, par conséquent la rendre peu à peu plus instruite, plus sensée, plus unie, plus contenue.
En traitant un tel sujet, il nous a été impossible de ne pas .rencontrer et de ne pas contredire certains axiomes ou plutôt certains mots d'ordre inscrits sur les drapeaux des partis politiques. Toutefois, qu'on veuille bien être assuré que "nos conclusions n'ont rien de commun ni ayea les partis, ni avec leurs passions. Elles n'ont été inspirées que par le souci du bien public ; elles sont uniquement le produit d'une longue pratique personnelle, d'investigations étendues et consciencieuses, enfin d'une épreuve spéciale qu'il n'est pas sans utilité de faire connaître. En 1861, l'auteur de ce travail fut appelé à introduire, comme préfet, dans un des départements annexés, nos lois administratives à la place de celles dont les rois Charles-Albert et Victor- Emmanuel avaient doté, depuis 1848, le Piémont et la Savoie. Il put ensuite, pendant plusieurs années, juger avec précision et comparer entre eux les résultats de
inisation nouvelle et de l'organisation ane. La leçon puisée dans ce rapprochement isissante. L'auteur estima dès lors qu'il était intérêt et presque d'une urgence suprêmes ïttre en lumière et de chercher à prouver :
l'un peuple possédant à la fois h, liberté et itralisation administrative, surtout s'il s'est '■ en outre le suffrage universel, ne peut plus louvemé cCen haut, et qu'il ne peut pas itage se gouverner lui-même. te vérité n'était-elle pas attestée bientôt par ccès de l'empire libéral ?
icédemment, n'avait-elle pas été attestée par la caducité précoce et par la fin rapide
république de 1848 et même des monarparlementaires de 1814 et de 1830?
ourd'hui encore, les crises répétées et le maprofond dont nous sommes témoins depuis
n'en sont-elles pas la continuelle démonm?
'îiTT