‹ Les institutions administratives en France et à l'étranger [microform]Chapitre 32 sur 141 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

dans la province, beaucoup d'occasions de collaborer avec le souverain et de concourir à la chose publique, beaucoup d'instruments de sollicitude et de culture civiques. En 1807, Stein écrivait, dans les mêmes vues, au roi : « Quand une nation « est parvenue à un certain degré de civilisation, « il faut se hâter de diriger son activité vers les « intérêts de la patrie, de la province, de la com- « mune. Dès que vous lui aurez accordé une véri- « table participation à ses affaires, vous verrez se « produire dans son sein les manifestations les « plus bienfaisantes d'esprit public et de dévoue- « ment. Si au contraire vous lui déniez cette partiel cipation, vous verrez naître un mécontentement « et une mauvaise volonté qui se feront jour tôt « ou tard et qu'il fçtudra réprimer par la force. « Vous verrez les classes laborieuses et les classes « moyennes se porter uniquement vers les jouis- « sances matérielles, les classes élevées perdre « l'estime publique dans. l'oisiveté et le plaisir et « accabler le gouvernement de reproches dérai- « sonnables.... La vie publique agit beaucoup « plus sur le développement de l'éducation natio- « nale que les universités, les lycées et les écoles « dont je ne conteste d'ailleurs aucunement la

« nécessité » L'année suivante, Stein écrivait

encore : «.... La lutte des armes, pour le moment, « est close; mais il nous reste à ouvrir celle des << principes, des mœurs, des caractères, des facul-

Page 1