ÔO LES INSTITUTIONS ADMINISTRATIVES
dans cette subdivision et en deuxième instance, à peu près les mêmes attributions que l'assemblée et la commission de province. La Zemskœ Gobranié est nommée par trois collèges d'électeurs, celui des villes, celui des communes rurales, celui de la grande propriété. Le choix du président de la commission permanente de district doit être approuvé par le gouverneur civil, celui du président de la commission permanente de province par le ministre de Tintérieur (1).
Le principe fondamental de la séparation des intérêts généraux et des intérêts locaux que nous venons de relever dans les législations de sept états très-importants, préside à peu près aussi nettement à celles de la Bavière, de la Saxe, du
(1) Depuis les réformes libérales d*Alexandre II, la Russie est, au point de vue de -son organisation politique et administrative, dans une situation qui n'est pas sans une cei'taine analogie avec celle dont nous souffrons depuis 1814. Tandis que son administration locale est très-décentràlisée, plus décentralisée que la nôtre, elle est demeurée, pour tout ce qui a rapport aux affaires de TÉtat, en pleine autocratie. Le Tzar a gardé, en principe, le pouvoir absolu ; il dispose même, comme on sait, du pouvoir religieux. La troisième sectiop de la Chancellerie impériale (direction de la police) est restée investie d'une autorité discrétionnaire, presque inquisitoriale^ qui place son directeur, le grand maître de la police et ses agents, audessus en quelque sorte des lois elles-mêmes. En 1876 encore, un uhase est venu accorder aux gouverneurs civils le droit d'éclaircir et de compléter la législation par des arrêtés spéciaux....
La Russie ne parviendra probablement pas plus à faire coexister lé self-government local et l'autocratie politique que nous ne réusisissons, depuis 1814, à faire coexister la centralisation administrative et le régime parlementaire.