‹ Les institutions administratives en France et à l'étranger [microform]Chapitre 45 sur 141 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

vingt-sept mille trois cent quatre-vingt-dix n'en ont pas mille ; trente-quatre mille sept cent soixante et onze n'en ont pas trois mille. Les communes de plus de trois mille habitants, les seules qui soient susceptibles de quelque animation, ne sont qu'au nombre de mille deux cent dixsept. Un tel fractionnement, en obligeant la plupart de nos agglomérations à attendre du pouvoir central la satisfaction de leurs besoins journaliers, favorise très-efficacement le crédit et l'ingérence des agents officiels , la domination d'en haut; mais par contre, il rend la vie municipale impossible ; il l'éteint dans son principe ; cette vie, pour plus des deux tiers de la population française, n'a pas d'éléments, pas d'objets sérieux, et elle est nécessairement stérile au point de vue politique.

Les conséquences se déduisent d'elles-mêmes :

Grâce à l'organisation adoptée au dehors, le gouvernement [ayant moins de responsabilité , l'individu étant plus occupé des affaires publiques et plus exercé à ces affaires, le régime constitutionnel se trouve, dans la plupart des contrées de l'Europe (1), réellement mis en pratique ; il y est

(1) Nous exceptons', bien entendu, la Russie et même jusqu'à un certain point la Prusse, les assemblées législatives de ce dernier État n'ayant pas le droit de statuer souverainement sur toutes ses recettes et toutes ses dépenses annuelles.

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