CHAPITRE QUATRIEME. J
Grâce à ces combinaisons que nous ne devo pas hésiter à nous approprier, l'éducation adi nistrative et politique, l'aptitude électorale répandent abondamment de proche en procl L'activité, l'ardeur des esprits se portent sur affaires de ta commune et du département et détournent d'immixtions et de controverses d' ordre supérieur, périlleuses pour le grand nomh: Les personnes et les classes entrent assidûmt en contact et arrivent à mieux s'entendre. La pi tie éclairée et aisée de la population est condu par le souci et la défense de ses intérêts privéi se préoccuper de tous les scrutins, à militer e diriger davantage. La partie qu'on appelle couches nouvelles trouve sur le champ à jouir pouvoir, se forme et s'élève peu à peu. L'esp d'initiative individuelle, le sentiment de la n ponsabilité, le civisme, le patriotisme éveilh cultivés, pénètrent dans les habitudes de chaci En un mot, les esprits, les mœurs, la nation el même deviennent constitutionnels.
Ce nouveau système d'institutions locales de nous esquissons sommairement les traits oblif toires et les résultats généraux, s'impose même point de vue du règlement des affaires.
L'unité de gestion est nécessaire et entièrem» justifiée chaque fois qu'il s'agit d'objets i exigent une responsabilité personnelle et imn diate, par exemple de l'exécution des lois et règ
ments, d'actes de police, etc. ; mais dans les matières qui sont complexes et permanentes, cette unité est une conception contraire à la nature des choses et irréalisable en fait. Ainsi, est-il possible qu'un maire, dans une grande ville, administre, luinmême, personnellement^ des propriétés et des revenus qui représentent souvent une valeur de plusieurs millions ; qu'il surveille des établissements trèsnombreux, comprenant écoles, asiles, hospices, bureaux de bienfaisance, caisses d'épargne; qu'il dirige des travaux publics établis simultanément sur des points fort-éloignés, etc? Un préfet est-il plus en état d'exercer, lui-7nême^ sérieusement la tutelle générale et la tutelle locale dans quatre, cinq, six cents communes, de soutenir avec autorité, dans les séances publiques du conseil général, des discussions relatives à la fois aux finances et à l'impôt, à la voirie et aux travaux publics, à l'assistance et à l'instruction, aux bâtiments, aux prisons, etc.? L'admission des particuliers au règlement quotidien des affaires du département et de la commune doit donc être considérée comme une mesure indispensable, même sous le rapport administratif, et les conditions nouvelles de la société depuis l'an viii, le développement incessant de la richesse, de l'instruction, de la population, de la circulation la rendent chaque jour plus urgente.
Mais si le système que nous proposons est appli-