‹ Les institutions communales de Rome sous la papautéChapitre 70 sur 193 · Cf. Gregorovius, t. VI, p · texte numérisé non relu

Cf. Gregorovius, t. VI, p

4. Diario di Aiit. di P/V/ro, dans Muratori, R. liai. Script., t. XXIV', col. 989. Cf. Gregorovius, t. VII, p. 852.

neur d'Agrippine, sur lequel étaient représentés le costume et les armes des soldats de ce corps '.

Telle est la constitution qu'avaient donnée à Rome les statuts de 1363. Comme on l'a dit, ils font du peuple le maître de la ville et chaque citoyen à sa part dans l'administration de la chose publique. Si le suffrage semble restreint en apparence, il ne l'est pas en réalité à cause des adj onctions imposées au collège électoral. On se souvient, en effet, que les citoyens appelés à participer aux élections de concert avec les magistrats ne pouvaient pas être parents des candidats. Or le nombre de ceux-ci était considérable puisque sept centsoixante-dix citoyens romains étaient appelés chaque année à remplir une charge quelconque et qu'ils ne pouvaient en exercer une autre qu'après un laps d'un an ou deux ans. Par suite, les citoyens désignés pour les élire devaient être incessamment renouvelés. D'autre part, comme la population de Rome ne dépassait le chiffre de trente mille âmes que de bien peu, selon les estimations les plus sûres ^, on voit que le système établi par les statuts faisait passer par les affaires presque tous les Romains qui y avaient quelque aptitude. Enfin le 'peuple était consulté directement dans les assemblées appelées parlements au moins une fois par an.

Le sénateur, qui semblait devenu l'ennemi du peuple, le représentant du souverain pontife et des barons (et il l'avait été souvent), est dépouillé d'une grande partie de son autorité au profit des conservateurs que le peuple considère comme ses défenseurs et qui doivent être Romains. On lui retire la nomination des gardiens des salines, des

1. Camillo Re, p. Lxxxix. Gregorovius le décrit t. VI, p. 466.

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