Voir MoRONi, Dii. di Erud., vol. VIII
2. Le costume imposé pour le couronnement de Grégoire XIII diffère peu.
3. MoRONi, Dii. diErud., t. VIII, p. 64 et seq. Cancellieri, Solenni possessi. Cf. Description en vers du carnaval de Penni, rapportée par Ademollo, Il Carnevale di Roma al tempo di Alessandro VI, p. 50 et Forcella, Feste e tornei sotto Paolo III, Rome 1885.
4. « Pro maiiis D. Conservatorum et ma^is albis Capitum Regionum, duc 4. » Comptes du trésorier du Capitole pour la célébration de la fête de sainte Agnès de 1 5 37 ; le banquet qui leur fut donné coûta le même prix ; il fut distribué 536 livres de cire qui coûtèrent 69 ducats ; le calice offert à l'église de Saint-Alexis avait coûté 24 ducats. {Archiv. di StatOy Mand. Camer., vol, 15 37-1541, fol. 7).
du sacre de Paul III, le n août iS35. il^ voulurent être seuls chargés de la garde du souverain pontife, mais les palefreniers pontificaux dont c'avait toujours été l'office, protestèrent et les caporioni durent se contenter défaire la haie avec leurs milices ; en 155S, pour le couronnemem de Paul IV, nouvelle querelle, cette fois sanglante ; les caporioni avaient pour compétiteurs des soldats; leur prieur fut blessé d'un coup de pique ■. La question de préséance fut toujours un sujet de récriminations pour les caponont car ils avaient, semble-t-il, l'âme fière; naguère, en 1490, ils ■ disputaient le pas aux officiers de la maréchaussée '. En 1559 leur prieur fut condamné à quinze écus d'amende pour avoir cherché à usurper le rang des chanceliers ; et le conseil ne trouva d'autre moyen d'accorder le différend que d'acheter l'année suivante les charges des deux chanceliers au prix qu'il les avaient payées; l'un des chanceliers était Mario Frangipane, l'autre Marcello del Nero. En 1 5 72, à l'occasion du sacre de Grégoire XIII, ils voudront être placés dans le cortège avant le gonfalonier du peuple et occuperont longuement le conseil de leur diiîérend '.
Il faut dire, à leur décharge, que c'était à eux qu incombait le soin, lors des vacances du Saint-Siège, d'assurer la protection du conclave et la tranquillité publique qui était alors toujours fort menacée. Tout particulièrement ils avaient la mission d'empêcher la populace de piller, comme elle le tentait invariablement, le palais du cardinal élu pape ♦. C'est pourquoi on mettait à leur disposition
,. MOROKI, D.\. di Erud., t. VIII, p. 68. Pourtant ils avaient joué un rôle important dans la cérémonie (Cancellieri, P- 108O
2 « Ouod Capita regiotium précédant Marescallts, » 28 lum 149 (Archiv Slor. Capit., Cred. iv, vol. LXXVIII, fol- •78>
, Archiv. Stor. Capit. Cred. i, vol. IV, fol. loé.vol. XXXVII, fol. 27 80.
4 En 155s, il fut ordonné aux «/.riom, dès qu'ils entendaiem dire
en cette circonstance des forces considérables qui pouvaient s'éleverà dix-huit cents hommes. A la mort du pape JulesDI, il leur fut ordonné de placer cinquante hommes au Capitole' quarante à la porte du Peuple et â la porte Saint-Jean, et des' corps de garde moins importants aux onze autres portes • un cupomne devait commander chaque poste, empêcher des gens armés ou les soldats étrangers d'entrer et fermer la porte à la nuit '.
A la mort de Clément VII, la Chambre pontificale versa aux conservateurs et aux caporioni « pro conservattone qmetis Urbis » six cents ducats ^ D'ailleurs durant les vacances du Saint-Siège, le caporiom du quartier du Transtévère dont la population passait pour particulièrement turbulente étant composée de gens sans aveu, recevait soixante écus tous les dix jours.
En temps ordinaire, les caporioni disposaient d'une mihce de trois cents hommes, soit vingt hommes pour les quartiers les moins populeux et trente pour les quatre quartiers Monti, Colonna, Ponte et Transtévère. Ces hommes, pris exclusivement parmi les patrons boutiquiers ou les artisans qui n'étaient pas au service d'un patron devaient être du quartier où ils servaient; tous les ans, ill désignaient dans chaque quartier trois d'entre eux parmi lesquels le caporiom en choisissait un qui devenait pour
qu'un cardinal habitant dans leur quartier venait d'être élu naoe de ^ l^rter en toute hâte avec leurs hommes devant sa maison « !e%ter leur étendard. Le sénateur devait, de son côté, s'entourer de qua ame
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dit Srl^rr^ ''r^T ^''^' ''''^« '•""""^^ comm'e iU éfé dit {Archiv. Stor Capu., Cred. i, vol. XXXVI, fol. 248).
2. Archtv. dt Stato., Mand. Camer., Ij}i-i555, fol. 153. RooocAKACHi. - L« imtituliom commumks dt Rome. rf
une année leur chef sous le nom de capitoro ou capostrada ; il y avait donc treize capitori ; les capitori ne pouvaient être cassés dans le cours de Tannée sans raison grave; ses hommes ne lui étaient subordonnés qu'au point de vue militaire, les caporioni leur remettaient généralement à eux-mêmes la solde que leur versaient les conservateurs. Le prieur des caporioni était le chef suprême de cette milice et chaque caporione devait loger chez lui un tambour afin de pouvoir convoquer en cas d'urgence les hommes de son quartier ' . Deux des capotori étaient tenus de se rendre chaque matin au Capitole pour s'y tenir aux ordres des conservateurs.
Les caporioni recevaient pour s'équiper dans les circonstances solennelles soixante écus ; toutefois le prieur avait droit à cent quarante écus ; leur solde habituelle pour les trois mois que duraient leurs fonctions était de cent écus; le caporione de Transtévère en avait cent vingt et le prieur deux cents (1549) '.
Outre cette milice urbaine, il en existait une autre qui semble avoir été organisée d'une façon plus stable et plus régulière, la miliiia dei feiidi del senato; on l'appelait aussi la miliiia dei soldati délie hattaglie del popolo romano ; en 1555 quand Rome fut menacée par les troupes espagnoles, ce fut à cette milice qu'échut comme son nom le lui imposait, le soin de défendre les cités sujettes du sénat, Cori, Magliano Vitorchiano, Tivoli, Barberano. La solde qu'ils recevaient était fournie par ces villes. Leur chef qui portait le nom de kiliarque était élu par le peuple en
1. Archiv. Stor. Capit., Cred. i, vol. XXXVI, foL 117, 652, vol. XXXVIII, fol. 56 et vol. VI, p. 3 {SoUati del Po. Ko.). Moroni, Dii. di Erud., t. VIII, p. 64 et seq.