Archiv. Skv. Capit., Cred. i, vol. IV, fol
conseil public. Ses fonctions durèrent d'abord un an puis trois ans, plus tard il fut nommé à vie. Lorsque le conseil puHic ne fut plus réuni, il échut aux conservateurs de le désigner sauf approbation du Saint-Siège. Le kiliarque pouvait infliger à ses hommes des peines disciplinaires allant jusqu'à la mort ^
Les caporioni avaient le droit quand il mourait un pape de mettre en liberté les malfaiteurs, privilège qui semble s'accorder assez mal avec le rôle de préservateurs de la paix publique qui leur était attribué. Quoi qu'il en soit, dès que la grosse cloche du Capitole avait annoncé que le souverain pontife venait d'expirer, le prieur des caporioni se rendait au quartier de la Regola, y prenait la bannière de ce quartier et, tambours battant, se transportait avec ses miliciens à la prison voisine dont il ouvrait les portes; déployant ensuite la bannière du quartier du Capitole qu'il était allé prendre, il en faisait autant pour la prison du Capitole où étaient enfermés les débiteurs de sommes de petite importance. Il convient d'ajouter toutefois que les autorités pontificales avaient soin préalablement de transférer en lieu sûr les prisonniers dangereux ; sitôt qu'un pape paraissait sur le point de rendre l'âme, les rues étaient sillonnées de bandes de captifs qu'on menait enchaînés dans les cachots du château Saint- Ange.
Le jour de l'Ascension, ils pouvaient également faire mettre en liberté des prisonniers, toutefois depuis 1481, défense leur était faite d'user de cette faculté en faveur des homicides et de ceux qui s'étaient rendus coupables de crimes de lèse-majesté *.