Voyez CuRTius, p
RoDOCANACHi. — Lts institutions communales de Rome, a
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la vie politique intérieure de Rome nous est mal connue dans cette période durant laquelle les annalistes romains font absolument défaut et où il nous faut consulter un historien florentin ou un chroniqueur allemand pour savoir ce qui se passait à Rome. Nous n'avons que des échappées. Un sénateur siège au Capitole; quand il est de nouveau parlé de Rome, c'est le conseil des buoniiomini qui gouverne la ville ou bien un capitaine du peuple S ou les uns ou les autres conjointement. Au surplus, on ne saurait trop le répéter, rien n'est moins stable que l'état politique de Rome au xii^ et pendant la première moitié du xiir siècle; il est tantôt théocratique et tantôt démocratique mais le plus souvent anarchique et l'histoire de cette époque est faite d'à-coups.
I. Les fonctions de capitaine du peuple, qui acquirent à Florence une telle importance, ne furent longtemps à Rome qu'un titre honorifique que le sénateur ajoutait parfois à ceux [qu'il recevait d'ordinaire. Brancaleone se fit appeler capitaine du peuple. Il fut peut-être le seul qui s'efforça de mériter ce titre en prenant résolument et efficacement en main les mtérêts du peuple. Voyez Gregorovius, t. V, p. 360. En 13 12, le peuple ayant chassé le sénateur Giovanni Savigny, nomma dictateur et capitaine du peuple, Jacobo de la famille des Stefaneschi. « Plehs... dictatorem.... quem recentiori vocabuh Capitaneum vocant, creandiim censet. » dit CuRTius, de Senatu Romano, p. 364, d'après Relatio de Itinere italico. MuRATORi, t. IX, 888 et seq. ; Mussatus Albertinus, Argentinensis, et autres.)