‹ Les institutions communales de Rome sous la Papauté [microform]Chapitre 38 sur 191 · Theiner, t. II, p. 351. Il s'agit de l'année · texte numérisé non relu

Theiner, t. II, p. 351. Il s'agit de l'année

3. Theiner, t. I, p. 407. Voyez Gatti, p. 97, 100, 114. On trouve encore les qualifications suivantes : « Senalorix officia ac Urbis Regimini per dominum nostrum summum Pontificem présidentes » ou : « aîmx Urbis Senator ilîustris per sanclam Romanam Ecclesiam constitutus ». Ibid., p. 70,

4. « VU Kal. Augusti i))S. Senatœia Urbis a pontifice accepta statuit

suos in ea Vicarios, idest duos Rectores cum duobus Senatoribtis (Arch. Seg. Vat., Regest. Bened. XII, IV, 2, 15).

tié du xiv^ siècle, on trouve presque constamment les chefs des deux partis à la tête de l'administration municipale, et cela, chose étrange, même lorsque le peuple semble maître de la villes II n'y a guère d'exception à cette règle que pour l'année 1346 où il semble que la magistrature sénatoriale fût occupée en même temps par plusieurs sénateurs appartenant à des familles très diverses ^. Rappelons que cette année fut troublée à Rome; Cola di Rienzo y fomentait la révolution qu'il accomplit l'année suivante.

Il arrivait parfois que le pape se dépouillait plus ou moins volontairement en faveur du peuple de son droit de désigner ses représentants, soit parce que le temps lui manquait pour faire un choix en connaissance de cause, soit parce que le peuple paraissait résolu à ne souffrir qu'un sénateur de son goût. En 13 10, par exemple. Clément V autorisa le peuple à élire un ou plusieurs sénateurs. Les consuls des agriculteurs, des marchands, le collège des juges et celui des notaires, les consuls des arts, les treize buonuomini devaient prendre part à l'élection >, en somme, tous les corps constitués ou leurs chefs avaient voix au chapitre ainsi qu'il convenait. Les choses se passèrent de même en 1340 et en 1341 ^. En 1360, Innocent VI permit aux Romains

1. En 1329, Neapuleo Orso et Stephano Colonna signaient un acte en qualité de « Dei gratta Aîmx Urbis Syndici et ad ipsius Urbis Régimen per Romanum Popuîum deputati ». (Gatti, p. 67).

2. La fin du bref cité par Theiner, t. II, p. 166, le ferait croire. Cf. cependant Gatti, p. 81 où il n'est question que de deux sénateurs se succédant régulièrement.

3. Theiner, t. I, p. 429. Cf. Regesti di Cîem. V. Rome, 1887. Prolegomenay t. 1, p. 186, Reg. 57, fol. 273 b, et Reg. 58, fol. 276.

4. Reg. Bened. XII, VII, 17, T. 134, ep. 105 cité par Cancellieri, op. cit., p. 97. Theiner, t. II, p. 103.

de lui présenter six candidats parmi lesquels il s'engageait à choisir le futur sénateur \

Les pouvoirs des sénateurs demeuraient théoriquement les mêmes qu\au temps où ils étaient les élus et les défenseurs du peuple. Ils dirigeaient le personnel administratif, juges, gens de police ; la police se composait alors de deux officiers, de huit valets et de leurs hommes dont la Chambre urbaine payait la solde. Les employés de l'octroi, les gardiens des portes, des ports et des ponts étaient, en grande partie, désignés par eux. Ils veillaient à l'approvisionnement de la ville et commandaient les milices. En 1326, le peuple remit au sénateur Stefano Colonna les insignes de la milice (Insigna militix) et le pape l'autorisa à les porter ^ Nous avons dit que les sénateurs prenaient souvent le titre et exerçaient parfois le rôle de capitaine du peuple, c'est-àdire d'avocat, de protecteur des petites gens contre les exactions du fisc et les abus de pouvoir des nobles K

Mais la principale fonction des sénateurs était de rendre la justice. Toutes les affiiires de quelque importance étaient portées devant leur tribunal, ainsi que celles qui avaient été jugées en première instance par les juges ordinaires, les juges capitolins, et dont les parties demandaient la revision.

Il était permis aux sénateurs de s'entourer de gardes du corps; douze cavaliers et vingt-quatre fantassins les accom-

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